L'incendie qui a fait 3 victimes mercredi dernier à Drummondville fait réfléchir bien des gens.

Un texte de Carl Marchand et Pascale Lacombe

Alors que le feu s'est propagé très rapidement dans l'édifice de 36 logements, des locataires et des propriétaires se questionnent maintenant sur la sécurité des immeubles résidentiels.

Liette Lambert est du nombre. Il y a quelques années, elle se cherchait un pied à terre à Drummondville et avait visité un appartement dans l'immeuble qui a été la proie des flammes. Prise d'un mauvais pressentiment, elle a loué un logement quelques rues plus loin. L'incendie lui rappelle cependant que son immeuble, lui non plus, ne possède pas de porte coupe-feu. Ce type de porte n'est pas obligatoire pour des bâtisses d'un certain âge. « Le propriétaire est censé changer ça. Peut-être pas demain, mais c'est à penser. Il a réalisé que ça prend ça. C'est un gros investissement, mais la vie des gens ça n'a pas de prix », explique Liette Lambert.

Des propriétaires inquiets aussi

L'incendie fait aussi réfléchir des propriétaires, comme Patrick Boissonneault. « Ça nous a tous touchés et ça nous a fait repenser à la sécurité de nos immeubles, admet celui qui prévoit l'installation de porte coupe-feu dans ses propriétés. C'est dommage quand ces tragédies-là arrivent. On ne pourra jamais les éviter complètement, mais par contre on peut être proactif et sauver des vies. »

Les locataires doivent toujours être vigilants ajoute Patrick Boissonneault. Les systèmes de prévention incendie dernier cri sont souvent trop performants pour la ventilation d'immeubles bâtis il y a une vingtaine d'années. Résultat : ils peuvent sonner fréquemment et les locataires n'y portent plus attention. « Des résidents élèvent parfois le volume de leur téléviseur pour couvrir le son d'une alarme, mais on ne sait jamais quand la situation sera plus sérieuse », conclut-il.

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