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Des élus défendent leur eau potable à Drummondville

Une cinquantaine de maires rencontrent samedi des représentants et des experts du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques à Drummondville pour demander une dérogation au Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP).

Un texte de Marie-Claude Lyonnais

La mairesse Marie-Andrée Auger, de Saint-Edmond-de-Grantham dans le Centre-du-Québec, a été désignée comme porte-parole du front commun. Les maires de ce front commun souhaitent avoir la possibilité d'imposer des normes plus sévères lors des forages pétroliers et gaziers.

Les deux partis tenteront de faire valoir leurs points de vue sur le RPEP. Plusieurs débats à huis clos sont prévus pour débattre de la pertinence de ce règlement. Les maires seront également appuyés par un collectif scientifique, qui travaille bénévolement avec eux.

« Les experts tenteront de convaincre les maires de la pertinence du règlement provincial [...] ensuite, il y aura l'exposé du collectif scientifique sur les critiques qui sont exposées », explique l'un des membres du collectif, le juriste et sociologue Richard E. Langelier.

Les débats se poursuivront ensuite en caucus des élus pour déterminer ce qu'ils comptent faire, par la suite. Selon Richard E. Langelier, les maires considèrent cette journée comme la première étape d'un dialogue ouvert avec le ministère.

Des lois plus sévères

Environ 275 municipalités ont demandé le droit de déroger au règlement provincial pour imposer des normes plus sévères. Des municipalités de l'Estrie, du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de la Côte-Nord, de l'Abitibi, de Québec et de Montréal font partie de la démarche.

Le RPEP a été mis en place en 2014. Il fixe à 500 mètres la distance entre un forage et une source d'eau potable. Toute opération de fracturation doit être menée minimalement à 600 mètres.

Les maires réclament, pour leur part, une distance minimale de 2 kilomètres.

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a d'ailleurs recommandé au gouvernement, dans un rapport sur la fracturation hydraulique, l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent déposé en décembre 2014, de revoir ses normes parce qu'il les jugeait inappropriées.

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