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Des jeunes religieux participent à un rassemblement inédit à Trois-Rivières

On parle régulièrement des églises de plus en plus dégarnies et des fidèles catholiques de plus en plus âgés, mais au cours de la fin de semaine, 75 religieux et religieuses de moins de 45 ans se sont réunis à Trois-Rivières. Même s'ils sont conscients d'être minoritaires, ils croient en l'avenir de l'Église catholique.

De jeudi à dimanche, ces jeunes religieux, appelés « les benjamins », se sont réunis pour la toute première fois malgré qu'ils appartiennent à des communautés différentes.

Ils sont apostoliques, cloîtrés ou membres des communautés nouvelles, ils proviennent des quatre coins de l'Ontario et du Québec, mais ils voulaient tous apprendre à se connaître et se renforcer mutuellement dans leur foi lors de cette rencontre inédite.

« Le premier apport de cette rencontre, c'est de savoir que nous ne sommes pas seuls sur le chemin. Et il y a d'autres jeunes qui sont là, qui se donnent dans une communauté », dit l'un des fidèles, Boniface Mbouzao, un religieux jésuite.

La vie religieuse : un plus grand défi qu'autrefois

La coordonnatrice de ce rassemblement, soeur Ginette Généreux, croit que passer toute une vie dans la foi est un défi plus grand qu'au siècle dernier. 

À l'époque, rappelle-t-elle, le passage vers une vie consacrée à Dieu était moins ardu puisque la religion était présente dès le berceau. Les pensionnats, également, où l'encadrement était très strict, préparait en quelque sorte les futurs hommes et femmes de foi.

« [Pour] entrer dans une communauté religieuse, [jadis], il n'y avait pas beaucoup de changements tandis qu'aujourd'hui, où on a perdu nos repères, c'est un peu le free for all [...] C'est comme si on est moins préparé à vivre nos voeux », explique soeur Ginette Généreux.

Donner le goût de la foi aux jeunes

Il est encore possible, selon les benjamins, de donner le goût de la foi à la jeunesse québécoise. « Ils n'ont pas de préjugés comme la génération des 50, 60 ans. L'Église, ils ne l'ont pas connue, alors c'est un monde à découvrir. Tout est nouveau », dit soeur Ginette Généreux. 

Les benjamins veulent aussi miser sur la diversité culturelle de leur groupe, qui rassemble des religeux et des religieuses tous azimuts, venus d'ici et d'ailleurs.

« Ce que les autres nationalités, comme moi, on apporte ici au Canada, c'est ce dire qu'on peut être jeune et croire en Dieu. On peut être jeune et donner sa vie à Dieu », lance Boniface Mbouzao, qui est originaire du Cameroun, mais qui a fait le choix de s'établir au Canada. 

Le rassemblement des benjamins s'est terminé, dimanche matin, avec une messe au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap qui était célébrée par le représentant du Vatican au Canada, Monseigneur Luigi Bonazzi.

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