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Des mesures exceptionnelles pour le témoignage de la deuxième plaignante au procès de William Labranche

Se disant trop ébranlée et incapable de se retrouver dans la même pièce que l'accusé, la deuxième présumée victime de William Labranche a témoigné par visioconférence mardi au palais de justice de Trois-Rivières avec sa tante à ses côtés. Des mesures qui ont nécessité l'approbation du juge.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

La plaignante a raconté sa version des faits au procès de William Labranche, ce jeune homme qui fait face à 38 chefs d’accusation, notamment pour des agressions sexuelles sur deux jeunes femmes.

La présumée victime de 21 ans se trouvait physiquement dans une autre pièce du palais de justice et son témoignage était présenté en direct sur un écran de la salle d’audience principale. Elle était accompagnée de sa tante ainsi que de la procureure aux poursuites criminelles et pénales et de l'avocate de la défense.

Une demande entendue par le juge

La présence d’une personne de confiance lors d’un témoignage par visioconférence représente une mesure exceptionnelle, dans le contexte où il ne s’agit pas d’une personne d’âge mineur.

Avant le témoignage, la tante de la présumée victime a fait valoir la fragilité de sa nièce.

Elle a souligné le fait qu’elle souffrait d’un choc post-traumatique, de crises de panique et a soutenu qu’elle refuserait de livrer sa version des faits si elle devait se trouver dans la même pièce que William Labranche.

Récit troublant

Lors de son témoignage, la jeune femme a décrit des gestes à caractère sexuel inhabituels et d’une rare violence qui se seraient déroulés il y a presque deux ans, entre les 18 et 20 avril 2015.

Elle a raconté avoir été forcée à faire des fellations à plusieurs reprises à l’accusé et a parlé de pénétrations anales particulièrement violentes.

La jeune femme a affirmé avoir été dans l’obligation de consulter un médecin afin de soigner certaines blessures.

Le récit de cette deuxième plaignante dans ce dossier, tout comme celui de la première, est difficile à entendre. Radio-Canada a choisi de ne pas dévoiler les détails des scènes.

La peur de mourir

À de nombreuses reprises pendant le témoignage, la présumée victime a éclaté en sanglots, visiblement ébranlée de devoir replonger dans ces souvenirs qui semblent douloureux.

S'il y a beaucoup de confusion sur les circonstances entourant les présumées agressions, elle a décrit des gestes avec beaucoup de précision.

Elle a répété plusieurs fois qu'elle était certaine qu'elle allait mourir.

Depuis les présumées agressions, la plaignante dit s’être isolée, ne plus faire confiance aux autres et vivre beaucoup d’anxiété, au point où elle doit être médicamentée.

Labranche impassible

L’accusé a écouté le témoignage de sa présumée victime avec attention, mais il est resté impassible malgré un récit troublant.

Il a montré quelques signes d’exaspération à certains moments en prenant quelques notes.

William Labranche a regardé à plusieurs reprises de manière très insistante les journalistes présents dans la salle et l’écran sur lequel était présenté le témoignage de la victime.

L'avocate de la défense a commencé le contre-interrogatoire mardi après-midi. Le tout reprendra mercredi matin.

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