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Des ours noirs seraient torturés pour augmenter les profits de braconniers

Alors qu'un réseau de contrebande de vésicule biliaire d'ours noirs était démantelé plus tôt cette semaine, il appert que certains braconniers n'hésiteraient pas à les faire souffrir avant de les tuer, avancent des experts.

L'idée serait d’augmenter la taille de l'organe en causant un maximum de stress chez l'animal.

Selon le biologiste Claude Dussault, l'organe peut alors doubler, voire tripler de taille, ce qui fait augmenter les revenus illicites dans les même proportions.

« Quand l'ours est capturé dans des pièges et qu'il cherche à se déprendre, évidemment qu'il se sent pris. Ça fait qu'il y a une source de stress qui augmente et là, ça fait augmenter la vésicule biliaire », explique-t-il.

Impossible de dire si les individus interrogés plus tôt cette semaine lors du démantèlement du réseau de contrebande ont utilisé ce stratagème, mais d'autres pourraient y avoir eu recours par le passé.

Un passionné dénonce la situation

Yvan Toutant a observé les ours noirs pendant une dizaine années dans ses temps libres. Il n'accepte pas de les voir souffrir de la sorte.

À ses yeux, ces gestes jettent aussi de l'ombre sur les chasseurs qui agissent en toute légalité.

« C'est tout simplement pour des croyances. Il y a des gens qui achètent ça dans les pays d'Asie parce qu'ils croient aux bienfaits de la vésicule biliaire de l'ours, mais ce sont tous des mythes. Et ce n'est pas vrai que la vésicule biliaire va être aphrodisiaque ou va guérir un cancer, c'est faux », déplore-t-il.

Les organes, qui pèsent entre 10 et 30 grammes une fois séchés, peuvent rapporter jusqu'à 10 000 $ sur le marché noir international.

D'après les informations de Jérôme Roy.

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