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Des parents manifestent pour conserver des services de garde en milieu familial

Près de 200 parents et enfants de Notre-Dame-des-Prairies ont manifesté devant l'École des Prairies contre la fermeture d'un service de garde en milieu familial pour non-conformité. Quatre autres services de garde privés sont menacés du même sort, puisqu'ils ne répondent pas aux exigences du ministère de la Famille.

Cette situation concerne 160 enfants de la municipalité qui fréquentent ces garderies privés à l'heure du dîner et après l'école.

À la suite d'une plainte, le ministère a effectué des inspections. Ils ont constaté que les installations ne répondaient pas aux critères, car avec plus de six enfants il est nécessaire de respecter les mêmes règles que les garderies privées s'occupant d'enfants de moins de cinq ans.

Selon les parents et éducatrices, ces règles ne seraient pas adaptées à la réalité des enfants d'âge scolaire.

Ainsi, un service de garde privé en milieu familial doit avoir des tapis de sol pour la sieste. Or, les enfants font plutôt leurs devoirs au service de garde après l'école, jusqu'à l'arrivée de leurs parents.

Moratoire demandé

Les parents concernés aimeraient aussi que le ministère de la Famille tolère ces services d'ici la fin de l'année scolaire.

« Je siège sur le conseil d'établissement à l'école et il n'y a plus de place dans l'école. Oui, ils vont les prendre nos enfants. On ne les laissera pas dehors, ais, ce sera quoi la qualité des services? Ce sera quoi leur heure de dîner? », questionne Marie-Joanne Boucher, mère d'un enfant fréquentant un service de garde en milieu familial.

La mairesse de la municipalité, Suzanne Dauphin, réclame un moratoire jusqu'à la fin de l'année scolaire pour les services garde concernés.

« Ces enfants-là, ils ne sont pas en danger. Ça fait plusieurs années que ça existe. Ils vont se positionner sur la loi, ils vont la revoir. Pendant qu'ils font cette étude-là, nous voulons que ces [services de garde] puissent continuer à opérer », demande la mairesse.

La députée de Joliette, Véronique Hivon, abonde dans le même sens.

« Je pense que ce qu'il faut trouver, c'est un moyen de s'assurer qu'on est capable de trouver une mesure transitoire, de permettre d'avoir une période transitoire jusqu'à la fin de l'année scolaire pour que les services puissent se conformer, si c'est possible », propose la vice-cheffe du Parti Québécois (PQ).

Le ministre de la Famille, Luc Fortin, souligne pour sa part que ces services sont illégaux et qu'il ne peut tolérer des institutions qui ne sont pas conformes à la loi.

Avec des informations de Marie-Pier Bouchard

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