Avec l'arrivée du beau temps, les poules sont de retour dans les cours de certains Trifluviens, contrevenant ainsi au règlement de la Ville. Des municipalités, comme Drummondville, autorisent l'élevage de poules en milieu urbain, ce qui n'est pas le cas à Trois-Rivières.

Jean-François, qui préfère ne pas révéler son nom de famille, a tout de même décidé d'en héberger. Ça fait six ans que sa famille et lui élèvent des poules dans la cour arrière de leur maison, située dans un quartier résidentiel.

Tout se passe bien pour eux, même si c'est illégal. « À date on n'a pas eu de plainte [des voisins] et on se croise les doigts pour que ça se maintienne comme ça », dit-il.

Quatre poules vivent dans le petit poulailler. Cela permet à cette famille de sept d'avoir des oeufs frais chaque jour.

« À partir de maintenant on n'achètera plus d'oeufs jusqu'au mois d'octobre novembre, jusqu'à temps qu'il fasse trop froid pour garder nos poules », se réjouit-il. Durant l'hiver, il confie ses poules à un agriculteur.

Jean-François aimerait que la Ville adopte un règlement pour autoriser la possession de poules en milieu urbain. Il affirme que ce serait « un moyen pour la Ville d'encadrer cette démarche, puis éventuellement d'offrir du soutien et des services aux personnes ».

Réponse de la Ville

Trois-Rivières interdit la possession d'animaux de ferme sur son territoire, ce qui inclut les poules, et rien n'indique qu'elle souhaite modifier son règlement.

La porte-parole de la Ville, Cynthia Simard, affirme qu'« il y a eu des discussions pour évaluer la possibilité d'autoriser les animaux de ferme possiblement dans certains secteurs ruraux, par contre au moment où l'on se parle il n'y a aucun changement qui a été fait, aucune démarche visant à modifier le règlement qui existe ».

Le règlements municipal prévoit des contraventions variant de 50 à 400 $ pour les Trifluviens pris en flagrant délit.

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