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Des préposés ambulants pour informer les touristes à Shawinigan

Comme d'autres villes, Shawinigan constate que les offices de tourisme ont de moins en moins la cote auprès des visiteurs. Pour remédier à la situation, Tourisme Shawinigan a embauché six préposés qui se déplacent dans la ville et vont directement à la rencontre des voyageurs.

En plus de fournir de l'information, les préposés suggèrent des activités et font des réservations de spectacles ou d'hébergement. Ils sont branchés sur Internet grâce à leur tablette électronique et à leur téléphone intelligent.

Cette façon de faire étonne les touristes. « Au début, ils sont surpris. Puis quand on leur explique ce qu'on fait, ils trouvent ça génial parce qu'ils ne s'attendaient pas à recevoir de l'information en marchant ou en étant sur un banc », raconte une préposée à l'information touristique, Marie-Hélène Gougeon.

Un campeur de Saint-Jean-sur-Richelieu en visite à Shawinigan confirme. « C'est la première fois que je vais camper, que ce soit ailleurs au Canada ou même aux États-Unis, [et] que je vois qu'une Ville s'occupe de venir informer les campeurs », dit Michel Dugas.

Les touristes de plus en plus branchés

Tourisme Shawinigan a décidé d'offrir ce service face à l'autonomie grandissante de touristes. Ils sont de plus en plus connectés à Internet, d'où la nécessité d'aller leur parler là où ils sont plutôt que de les attendre dans les offices de tourisme.

« Les gens sont beaucoup plus autodidactes maintenant. Ils prennent leurs informations sur Internet avant de partir. Donc, c'est une fois à destination qu'on a trouvé pertinent de pouvoir les renseigner, puis de prolonger les séjours », explique la coordonnatrice marketing et communications à Tourisme Shawinigan, Andréanne Boisvert.

Des bornes numériques disponibles

Les touristes ont désormais aussi accès à deux bornes numériques qui fournissent de l'information au sujet des activités et des points d'intérêt à Shawinigan.

« Ce qu'on voit, c'est qu'il y a un gros pourcentage d'Européens qui recherchent ça. Les Québécois ne sont pas encore habitués à voir ça. On se demande "est-ce que c'est gratuit? Qu'est-ce que c'est?" », raconte Andréanne Boisvert.

Sur le terrain, le concept semble séduire. La préposée Marie-Hélène Gougeon a convaincu des couples de motocyclistes qui n'étaient que de passage d'assister à un spectacle en utilisant ces bornes. Elle a même pu réserver un hôtel pour eux.

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