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Des propriétaires de Trois-Rivières veulent interdire de fumer du cannabis dans leurs logements

À Trois-Rivières, des propriétaires de logements se préparent à la légalisation du cannabis, prévue pour le 1er juillet prochain. Certains d'entre eux ont envoyé des avis de modification du bail à leurs locataires, pour y inclure une clause interdisant la consommation de cannabis à l'intérieur des murs.

C'est le cas pour l'entreprise Gestions Thrace, responsable de la gestion de 1000 logements à Trois-Rivières, qui a inclus cette interdiction dans les baux qui sont à renouveler le 1er juillet prochain.

« On l'a interdit autant à l'intérieur qu'à l'extérieur, précise le copropriétaire de Gestions Thrace, Félix Hamel. Le cannabis sent beaucoup, même beaucoup plus fort que la cigarette, ça cause donc encore plus de préjudices. »

Même chose chez Gestion Nord-Sud, qui renouvellera ses baux en ajoutant une clause interdisant la consommation et la production de cannabis dans les baux des 500 logements que gère l’entreprise et dans les règlements de ses immeubles.

Une recommandation de l’Association des propriétaires du Québec

L'Association des propriétaires du Québec recommande d'ailleurs fortement à ses membres de considérer une clause interdisant de fumer du cannabis dans leurs immeubles.

« Malheureusement, dans les projets de loi qui sont en cours, tant au niveau fédéral qu'au niveau provincial, il n'y a pas d'interdiction de fumer à l'intérieur des logements, rappelle la porte-parole de l’association, Annie Lapointe. Il reviendra au propriétaire de se protéger, d'adopter des politiques de gestion de la fumée à l'intérieur de leurs immeubles. »

L’organisme affirme d’ailleurs qu'une majorité de ses membres ont confié dans un sondage qu'ils s'attendaient à recevoir des plaintes de locataires concernant la fumée de cannabis et qu'ils allaient interdire la consommation de cette drogue dans leurs immeubles.

« Il s'agit d'interdire la fumée de cannabis », précise la porte-parole Annie Poulin. Il y a d'autres modes de consommation, des produits dérivés. Donc, l'idée ce n'est pas d'interdire la consommation en soi, mais c'est vraiment d'interdire la consommation qui a des conséquences pour les autres », ajoute-t-elle.

Ce sera ensuite aux locataires d'accepter ou non la modification du bail. S'ils la refusent, les parties devront se rendre à la Régie du logement pour être entendues au cas par cas sur la validité de la clause, indique l'association.

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