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Des réfugiés syriens dans la mire des entreprises, mais ont-ils la tête de l'emploi?

Près de 250 entreprises ont répondu à l'appel du gouvernement du Québec, lancé en décembre dernier, pour les inviter à contribuer à l'intégration des réfugiés syriens sur le marché du travail, mais les emplois proposés ne correspondent pas toujours au profil des nouveaux arrivants.

Un texte de Marie-Ève TrudelTwitterCourriel

Stratégie Carrière remarque que les employeurs recherchent en très grande majorité de la main-d'oeuvre manuelle. « Ce n'est pas mauvais en soi parce que ça peut être une bonne porte d'entrée pour des personnes qui viennent d'arriver au Québec, une belle façon de connaître le milieu du travail québécois, sauf que ce n'est pas tout le monde qui a des habiletés manuelles », nuance la chef du département d'immigration, Luce Ricard.

Une grande majorité de réfugiés syriens qui arrivent en Mauricie sont très scolarisés : « Ce sont des professionnels », dit Luce Ricard.

Le ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion du Québec (MIDI) n'a pas compilé de profil pour les réfugiés arrivés en 2015-2016, mais on note que la majorité des Syriens arrivés en 2014 ont fait des études secondaires et un certain nombre a aussi fait des études universitaires. « On peut donc penser que le profil des réfugiés parrainés qui arrivent en 2015-2016 est le même », note la conseillère aux relations avec les médias du MIDI, Karine Baribeau.

La professeure en francisation au Cégep de Trois-Rivières, Caroline Labarre, affirme que plusieurs réfugiés syriens inscrits pour la prochaine session travaillaient comme ingénieurs, infirmiers ou dentistes dans leur pays d'origine.

Employeurs cherchent employés syriens

Les données du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale révèlent qu'un total de 246 employeurs du Québec ont offert 1103 postes aux nouveaux arrivants depuis décembre dernier.

Service Québec a été mandaté pour répertorier les employeurs intéressés à embaucher des réfugiés syriens. Le Programme d'aide à l'intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi (PRIIME) offre aux employeurs de financer une partie du salaire et de la formation des immigrants qu'ils embauchent.

Une formation en francisation adaptée au niveau de scolarité

Le niveau d'études des réfugiés syriens diffère d'une personne à l'autre. Pour tenir compte de cette réalité, les classes de francisation sont divisées en deux à Trois-Rivières : les immigrants qui ont plus de 9 ans de scolarité se voient pris en charge par le Cégep de Trois-Rivières alors que les autres peuvent suivre un cours de formation aux adultes offert par la Commission scolaire du Chemin-du-Roy.

Le Cégep de Trois-Rivières adapte la formation en fonction du fait que les migrants sont très scolarisés pour les faire progresser plus rapidement vers l'intégration en emploi. Une première cohorte de réfugiés syriens sera formée en francisation dès le 4 avril prochain.

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