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Des résidents témoignent de l'intensité de l'incendie

Les témoignages des résidents ayant survécu à l'incendie qui a détruit un immeuble à logements de Drummondville dans la nuit de mercredi à jeudi abondent. Lorsqu'un voisin est venu frapper à sa porte, Isabelle Sawyer n'avait pas idée des ravages que le feu était en train de faire à l'intérieur de l'immeuble où elle résidait. Ce n'est qu'une fois à l'extérieur qu'elle a pris conscience de la violence des flammes.

« Le feu s'est tellement propagé vite que les gens, sur les étages, étaient prêts à se jeter par les fenêtres », a-t-elle raconté à l'émission Chez nous le matin, jeudi, quelques heures seulement après avoir évacué son logement.

Isabelle Sawyer rapporte d'ailleurs qu'une de ses amies a dû sauter par la fenêtre de son appartement afin d'échapper au brasier et s'est cassé un bras en touchant le sol.

La Drummondvilloise craint également pour un autre de ses amis qui habitait le même immeuble qu'elle et qui manquait toujours à l'appel, jeudi en milieu d'avant-midi. « Il n'est pas supposé être parti en vacances et je sais qu'il n'a nulle part où aller. »

Sortir au plus vite

Isabelle Sawyer ne dormait toujours pas lorsqu'un de ses voisins est venu frapper à sa porte, peu après minuit. L'homme était venu l'avertir qu'un feu avait pris naissance dans son appartement en raison de son utilisation d'huile à friture, et qu'il lui fallait donc évacuer l'immeuble au plus vite.

La résidente explique qu'elle a alors appelé les pompiers, parce que son voisin ne l'avait pas encore fait. Elle ne se doutait cependant pas que la situation était si sévère dans son immeuble. Comme elle habitait au sous-sol, elle soutient que la fumée ne s'était pas propagée dans son appartement.

« J'ai un autre ami qui est venu me voir parce qu'il voyait que je ne sortais pas. J'étais en train de préparer mon linge, mon ordinateur [...] Il m'a dit "Regarde Isabelle, on laisse faire le linge, on sort!" »

Elle a tout perdu

Isabelle Sawyer n'a donc eu le temps d'emporter que son petit chien avant de sortir. Une fois à l'extérieur, elle a constaté toute l'épaisseur et la densité de la fumée noire qui s'échappait de l'immeuble. Selon elle, au moment où les pompiers sont arrivés, le feu était si fort qu'il était alors devenu impensable d'entrer dans l'immeuble.

Elle affirme que son animal domestique, son pyjama et la couverture qui lui a été offerte par la Croix-Rouge sont les seules choses qui lui restent. Elle n'avait pas d'assurances, ce qui serait également le cas de plusieurs autres résidents de l'immeuble qui subsistaient grâce à l'aide sociale, à son avis.

Le pire est à craindre

« C'était vraiment tragique. Le feu sortait partout. Ça criait. Je suis encore sur l'adrénaline, mais ça va aller. On va s'en sortir. Les gens se connaissaient tous dans l'immeuble. Ça faisait sept ou huit ans que j'habitais là. Je ne connaissais pas mal tout le monde. Je n'ai pas vu grand monde sortir. Sur les 36 logements, si j'en ai vu 15, c'est beau. Je crois qu'il y a beaucoup de gens que je connais qui sont décédés », a raconté Richard Daudelin, un autre résident de l'immeuble. 

La Sûreté du Québec (SQ) a confirmé la mort de trois personnes jeudi soir.

La SQ n'a pas non plus confirmé la cause de l'incendie, mais le feu de cuisson fait partie des hypothèses.

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