Retour

Des sit-in à Trois-Rivières pour dénoncer la situation dans les urgences

Les infirmières travaillant à l'urgence du Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR) de Trois-Rivières ont tenu trois sit-in en moins de 24 heures samedi et dimanche. Elles dénoncent ainsi le manque de main-d'oeuvre au sein de leur équipe.

« C'est dangereux pour la sécurité du patient et c'est ce que les infirmières dénoncent », dit Nathalie Perron, présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Québec, affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ).

Depuis 16 h samedi, elles refusent d'entreprendre leur quart de travail tant et aussi longtemps qu'elles jugent ne pas être en nombre suffisant.

L'équipe du quart qui précède doit rester en poste jusqu'à ce que le renfort arrive.

Ainsi, l'équipe qui devait commencer à 16 h samedi n'a pas entrepris son quart avant 20 h, puisqu'il manquait trois infirmières. Un scénario similaire a eu lieu au moment d’entreprendre le quart de minuit.

Puis, dimanche, ce sont les infirmières des soins intensifs qui ont manifesté leur mécontentement à l’aide d’un sit-in. Vers 17 h, il manquerait « trois ou quatre » infirmières pour compléter l’équipe, selon Mme Perron.

« Si on veut donner des soins sécuritaires, si on veut donner l'ensemble des soins requis au bénéficiaire qui est devant nous, il faut avoir les ressources requises, dit Nathalie Perron. On ne peut pas se diviser des patients tout le temps de plus comme ça ».

Les infirmières se plaignent d'un manque de personnel depuis plusieurs semaines.

Ce sit-in survient alors que les urgences de la région sont particulièrement achalandées.

« Un défi réel » selon le CIUSSS

Le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec reconnait que la situation présente « un défi réel », particulièrement à ce moment-ci de l’année et lors des fins de semaine.

L’organisme tente de libérer un maximum de places afin d’hospitaliser les patients qui se trouvent sur les civières de l’urgence et ainsi alléger la tâche des infirmières qui y travaillent.

L’influenza, qui nécessite de porter une attention particulière à la désinfection des lits, ralentit cependant le processus.

Le CIUSSS assure, par ailleurs, faire tout en son pouvoir afin de combler le manque de personnel, en organisant des activités de recrutement, comme celle qui a eu lieu la semaine dernière à Nicolet.

Avec les informations de Jérôme Roy

Plus d'articles