Les Trifluviens ne disposent que d'une seule façon de recycler leur sapin de Noël naturel : l'apporter dans l'un des deux Écocentres de la ville. La situation est la même pour tous les citoyens des villes desservies par la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRM), soit la MRC des Chenaux, de Maskinongé, de Mékinac, ainsi que les villes de Trois-Rivières et de Shawinigan. Mais d'autres municipalités québécoises de taille comparable à Trois-Rivières offrent quant à elles d'autres options.

Un texte de Michel Saba

Il est Impossible de savoir combien de sapins de Noël sont récupérés dans les Écocentres de Trois-Rivières. La Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie ( RGMRM ), un organisme paramunicipal qui gère les Écocentres de la région, ne dispose pas de statistiques.

Ils sont envoyés avec le bois et les branches pour valorisation.

Yves Groleau, directeur adjoint opérations et infrastructures

La Régie estime toutefois qu'il s'agit d'une quantité marginale. La plupart des sapins de Noël des Trifluviens finissent donc aux ordures.

L'an dernier à Lévis, environ 3066 sapins ont été récupérés dans treize points de dépôts ouverts durant le mois de janvier. La moitié d'entre eux y ont été amenés par les scouts qui mènent une collecte dans une partie de la ville. Par ailleurs, les éboueurs ne ramassent pas les sapins déposés en bordure de rue.

Au Saguenay, 3246 sapins ont été amenés dans les 42 points de dépôt ouverts durant une journée spéciale. Dès l'an prochain, les citoyens ne pourront plus déposer leur sapin en bordure de rue.

La ville Sherbrooke estime quant à elle en récupérer dix mille lorsque ses camions sillonnent les rues, une fois l'an. Une collecte en place depuis depuis 1993. Les citoyens qui ne saisissent pas cette occasion doivent apporter leur arbre dans l'un des deux Écocentres, faute de quoi des inspecteurs leur imposeront une amende.

Pas une priorité en Mauricie

Les gestionnaires des Écocentres de la Mauricie n'ont pas estimé le coût d'une collecte porte-à-porte ni celui de proposer une foule de points de collecte durant une journée. La porte-parole de la RGMRM, Sylvie Gamache, répond que ce sont des questions qui devraient être évaluées.

Les sapins de Noël, c'est une infime partie de la catégorie que sont les matières organiques.

Sylvie Gamache, porte-parole, Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie

La Régie concentre ses énergies à intégrer le compost à ses services. « L'enjeu dans les prochaines années ce sera de détourner l'élimination de la matière organique dans son ensemble », justifie Sylvie Gamache.

À Trois-Rivières, la collecte des sapins de Noël est semblable à celle des meubles. « Les citoyens sont invités à valoriser leurs sapins dans les écocentres ou à les déposer en bordure de rue lors des collectes des ordures ménagères et de la récupération », indique le site web de la Ville.

Recycler les sapins : une aubaine

Le chargé de projets en environnement à la Ville de Sherbrooke, Patrice Charbonneau, estime que « ce serait ridicule d'envoyer les sapins à l'enfouissement lorsqu'il y a une voie de valorisation. »

Il dispose aussi d'un bon argument économique. Les envoyer aux ordures coûterait trois fois plus cher. « Ça nous coûterait 100 dollars [par tonne]. [...] Tandis que là c'est beaucoup moins que ça là. Ça nous coûte 35 dollars la tonne pour le valoriser, incluant la collecte. »

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