Le procès de Luc Gendron et de René Lesage s'est déroulé mercredi au Palais de justice de Trois-Rivières. Les deux hommes font face à des accusations de proxénétisme. Les faits qui leur sont reprochés se sont notamment déroulés dans l'ancien motel Turco, qui avait explosé en 2013. Les avocats des deux parties ont fait leurs plaidoiries et la juge Guylaine Tremblay rendra sa décision le 1er octobre.

Pour le procureur de la Couronne, les deux hommes, qui avaient déjà plaidé coupables à des accusations de trafic de stupéfiants, doivent aussi être reconnus coupables de proxénétisme.

Ils opéraient deux agences d'escortes, une dans l'ancien motel Turco dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap et l'autre sur la rue Louis-Pasteur à Trois-Rivières.

La Couronne soutient que les accusés ont exercé une influence sur les travailleuses du sexe de l'agence pour les encourager à se prostituer, mentionnant notamment que les quarts de travail étaient d'au moins six heures. La Couronne a soutenu que la direction a exercé une certaine forme de contrôle en exigeant des femmes qu'elles aient des relations sexuelles complètes.

La défense rejette l'étiquette de proxénétisme

La défense reconnait la majorité des faits dans cette affaire, mais rejette l'accusation de proxénétisme.

ll n'y avait pas de situation de contrôle ou d'exploitation, selon la défense qui soutient que les prostituées étaient libres de leurs choix. On citait comme exemple qu'elles pouvaient s'habiller comme bon leur semblait.

L'avocat de la défense a aussi dit que les gestionnaires de l'agence n'ont jamais eu de comportements envahissants à l'endroit des prostituées.

Il disait même que l'agence assurait une forme de protection en offrant les services d'un chauffeur et en offrant un lieu aux prostituées.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une tempête de neige au Colorado rend la conduite difficile





Rabais de la semaine