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Déversement d'eaux usées : les villes de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont aux aguets

En fin de journée, mercredi, les municipalités riveraines de la Mauricie et du Centre-du-Québec attendaient avec appréhension l'arrivée du panache d'eaux usées de Montréal. Elles craignent d'éventuelles conséquences sur l'environnement. Depuis minuit une minute, mercredi, Montréal procède au déversement de ses eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent.

Un texte de Marie-Ève Trudel

La Ville de Montréal avait annoncé à Berthierville que les premières traces du panache d'eaux usées arriveraient une dizaine d'heures après le début du déversement, mais en fin d'avant-midi, les tests servant à évaluer la qualité brute de l'eau répondaient toujours aux standards.

Par ailleurs, la Ville de Bécancour rappelle que sa principale source d'eau potable se trouve dans le fleuve Saint-Laurent, mais affirme que toutes les mesures sont prises à l'usine de filtration pour assurer la qualité de l'eau potable. 

Les villes de Bécancour et de Trois-Rivières ont une entente avec l'UQTR afin d'effectuer des tests tout au long du processus de déversement.

Le lac Saint-Pierre

Le comité de la zone d'intervention prioritaire (ZIP) du lac Saint-Pierre est préoccupé par les impacts que pourrait avoir le déversement d'eaux usées sur le site reconnu par l'UNESCO. « Le lac Saint-Pierre c'est le filtreur du fleuve Saint-Laurent. Tout ce qui est rejeté dans l'eau, se dépose au lac », dit la directrice générale du comité ZIP du lac Saint-Pierre, Louise Corriveau.

L'industrie de la pêche inquiète

Les gens de l'industrie de la pêche s'inquiètent quant à eux des impacts à plus long terme du déversement, notamment pour les herbiers qui représentent le refuge et le garde-manger des poissons du lac Saint-Pierre. Plusieurs clients de pourvoiries ont également manifesté leur inquiétude.

Les citoyens qui habitent les rives du lac Saint-Pierre ont eux aussi des réserves quant au déversement. « Ça va s'élargir quand ça va arriver au lac Saint-Pierre, définitivement. Ça va nuire à mon avis à la pêche à la perchaude et au doré aussi », dit le citoyen Rodrigue Leblanc. 

D'après les informations de Valérie Houle. 

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