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Documentaire Bye : un nouvel outil pour les centres traitant la dépendance chez les jeunes

Des adolescents souffrant de dépendances ont été ébranlés lors du visionnement du documentaire Bye diffusé à Radio-Canada. Ces jeunes recevant des soins au centre le Grand chemin de Saint-Célestin ont mieux compris leurs parents grâce à Alexandre Taillefer.

Jouer à des jeux, consommer de l'alcool ou des drogues, tous des façons de fuir la réalité.

En regardant le documentaire Bye, les jeunes du centre le Grand chemin se sont reconnus. Ils sont en thérapie pour une ou plusieurs dépendances qui a failli leur coûter la vie.

« Je n'ai pas de problèmes de cyberdépendance, mais j'ai un problème de consommation et c'est pas mal semblable. J'ai déjà eu des pensées suicidaires et je n’en ai pas parlé à mon père, je me disais que c'était la dernière personne à qui je voulais en parler. Mais le monsieur m'a vraiment fait réaliser que ça peut mener loin », affirme Marie-Pierre, âgée de 17 ans.

Alexandre, lui, a déjà souffert de cyberdépendance.

« Ce qu’il ne faut pas faire, c’est tout banaliser un peu. C’est quelque chose que j’ai fait gros dans mes jeux, je me disais ce n’est pas de la drogue, ce n’est pas de l’alcool, ce n’est pas grave », raconte Alexandre âgé de 16 ans.

Pour ces jeunes, la quête d'Alexandre Taillefer permet de se mettre dans la peau de leurs parents.

« Je me reconnais un peu dans les tentatives de suicide. Si je l'avais fait, mettons que ce serait mon enfant qui ferait cela, je ne pourrais pas vivre avec la culpabilité et le remord, je penserais tout le temps que c'est de ma faute. C'est un peu pour ça que j'ai trouvé ça touchant », raconte William, 17 ans

Les intervenants estiment qu’il s’agit d’un nouvel outil de travail, parce les jeunes qui souffrent de cyberdépendance sont de plus en plus nombreux.

« Que les gens peuvent en prendre conscience, pour nous, c'est une bonne nouvelle parce que ça va permettre plus de détection, plus de jeunes qui vont recevoir de services et plus de familles aussi », souligne la coordonnatrice centre le Grand Chemin, Valérie Beaupré.

Pour ces jeunes, d'aller chercher de l'aide, c'est ce qui fait toute la différence.

« Je ne me sentais pas bien dans la relation familiale que j’avais aujourd’hui c’est vraiment différent. Dans mon temps de consommation, je ne croyais pas c’était possible. Mais grâce à toutes les personnes qui m’ont aidé et que j’ai voulu aider, je suis rendue une autre personne », conclut William.

Avec des informations de Claudie Simard et Maude Montembeault

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