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Dons de billets à l'Amphithéâtre et dépenses en alcool sous la loupe de la VG de Trois-Rivières

De nombreux billets pour des spectacles à l'Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières ont été donnés, au lieu d'être vendus à l'été 2015. C'est l'un des constats que fait la vérificatrice générale dans son rapport annuel.

Andrée Cossette calcule que durant la saison estivale, 9 944 billets ont été donnés pour l'ensemble des spectacles. Elle souligne par exemple que 35 % du public au spectacle de ZZ Top au festival Trois-Rivières en blues avait reçu « des billets à titre de faveur ou en échange de services ».

Selon elle, il faudrait que la ville définisse mieux la valeur marchande des ententes avec les partenaires et définisse mieux les règles d'attribution des billets.

« Ma recommandation c'est d'encadrer cela, de mettre des normes, des règles pour dire qu'est-ce qu'on donne à qui et quand et combien de billets est-ce qu'on donne », a-t-elle déclaré au lendemain du dépôt officiel de son rapport aux élus.

La vérificatrice générale estime qu'il y a eu des lacunes considérables dans la gestion de la Corporation des événements de Trois-Rivières l'an dernier. Elle émet d'ailleurs 21 recommandations à son endroit.

En 2015, l'organisme en était à sa première année complète d'exploitation. La Corporation souligne que cela ne l'a pas empêchée de dégager des surplus de 317 454 dollars.

La Corporation défend sa pratique d'attribution des billets. Le directeur général, Steve Dubé, précise notamment que de nombreux billets ont été donnés gratuitement à des bénévoles, en guise de reconnaissance.

M. Dubé ajoute que plusieurs des problèmes soulevés par la VG ont déjà été corrigés ou sont en voie de l'être.

La vérificatrice générale de la Ville trouve que les dépenses du maire et des directeurs ne sont pas assez contrôlées. Ces hauts dirigeants n'ont aucune obligation de faire vérifier leurs dépenses, souligne Andrée Cossette.

Afin de vérifier certaines pratiques, la vérificatrice a consulté des dossiers, de façon aléatoire. Elle voulait notamment vérifier la nature des remboursements des dépenses.

« J'ai constaté que 6 des 7 factures de repas payées avec la carte d'achat étaient d'un montant supérieur au maximum permis par la politique. Ces dépassements sont toujours autorisés par l'employé lui-même. Une facture de 220 $ a été payée pour 7 personnes, dont 90 $ (plus pourboire) pour des consommations alcoolisées, ce qui équivaut à un peu plus de 50 % de la facture. »

La vérificatrice générale « invite la ville à se prononcer sur ce qu'elle permet » et de limiter le pourcentage accordé pour la boisson.

Avec les informations de Maude Montembeault

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