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Dumel Kamwa de Trois-Rivières, recruté par l'Académie de l'Impact de Montréal à 13 ans

Quitter la maison de ses parents pour poursuivre sa vie n'a rien d'anormal, mais le faire à l'âge de 13 ans représente tout un défi. Dumel Kamwa de Trois-Rivières a déménagé à Montréal, jeudi, pour aller poursuivre son rêve de devenir un joueur de soccer professionnel.

L'adolescent été sélectionné par l'Académie de l'Impact de Montréal, le centre de formation du club.

« Si on m'avait dit qu'à 13 ans, je serais en train de partir, je n'aurai jamais cru la personne, honnêtement », affirme le jeune homme, qui a l'impression d'être dans un rêve. Il a commencé à jouer au soccer il y a à peine 5 ans.

Depuis l'ouverture de l'Académie de l'Impact, seuls huit joueurs sont devenus professionnels parmi les dizaines qui y sont passées. Dumel Kamwa en est conscient et c'est pourquoi il veut continuer à mettre beaucoup d'efforts dans sa réussite scolaire.

« C'est très important, je dirai même que c'est plus important que le niveau sportif, parce que si jamais tu ne réussis pas au niveau sportif, c'est ton niveau académique qui va t'aider et c'est la base », explique Dumel Kamwa.

Un au revoir déchirant

Les membres de la famille de Dumal Kamwa l'encouragent à poursuivre son rêve, même s'ils savent qu'ils vont beaucoup s'ennuyer de lui.

« S'il fallait dire non, à ce moment-là, nous aurions pensé juste à nous, pas à lui », dit sa mère Cécile Gamo.

« C'est bizarre parce que je l'ai toujours encouragé vers son rêve tout le temps pour qu'il progresse, pour qu'il continue, pour qu'il ne lâche pas et se dire que c'est ce même rêve-là qui va comme m'éloigner de mon petit frère, c'est comme un couteau à double tranchant », confie sa soeur, Karen, âgée de 18 ans.

L'adaptation

La vie qui attend Dumel Kamwa à Montréal ne sera pas seulement un défi sur le terrain, avertit son entraîneur trifluvien, Shany Black.

« Ils ont à gérer leur hygiène de vie parce que ce sont des entraînements qui sont très exigeants, ils ont à voyager beaucoup, donc cette partie-là d'autonomie, en plus du côté humain de quitter la maison, ça demande énormément, puis souvent c'est le plus gros défi », explique le directeur technique du Club de Soccer de Trois-Rivières et éducateur sportif aux Estacades.

« Il faut donc juste le soutenir là-dedans et surtout surtout l'aider à garder la tête froide parce que ne pas prendre la grosse tête va l'aider à travailler, à se remettre en question, à surpasser les obstacles », soutient son oncle Guy Fotso.

Pour l'instant, l'adolescent a des préoccupations bien immédiates.

« Il va falloir que je prenne le bus de ville et le métro pour rentrer chez nous et moi je ne suis pas habitué à ça. C'est pas mal ça qui me rend le plus nerveux », dit Kumel Kamwa.

D'après les informations de Dominique Panebianco

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