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Économie : 2016 devrait être bonne pour la Mauricie et le Centre-du-Québec

Qu'il s'agisse de l'ouverture des bureaux de CGI à Shawinigan, de l'intérêt d'une entreprise européenne pour la production de biodiesel à La Tuque, ou de l'annonce du possible retour du train de passagers à Trois-Rivières, l'année 2015 a été riche en bonnes nouvelles économiques pour la Mauricie et le Centre-du-Québec. Si l'on en croit un professeur de l'UQTR, cet élan se poursuivra en 2016.

« Ça va être une belle année économique autant pour la Mauricie que pour le Centre-du-Québec », croit Frédéric Laurin, professeur d'économie à l'UQTR. À son avis, deux facteurs principaux favoriseront la région pour l'année qui s'ouvre.

D'abord, la chute du dollar canadien devrait profiter aux entreprises qui exportent leurs biens aux États-Unis, ce qui est le cas de beaucoup de compagnies en Mauricie et au Centre-du-Québec.

« Il y a un an, [le dollar] était à 85 cents, là on est à 72 cents. Ça, ça favorise les manufacturiers québécois qui exportent aux États-Unis [...] C'est un bon coup de pouce aux entreprises manufacturières [de la région] », indique-t-il.

Un autre facteur qui pèse lourd dans la balance est la reprise de l'économie américaine, selon Frédéric Laurin.

Non seulement les entreprises canadiennes auront-elles un avantage avec la chute du huard, mais simultanément, le marché américain reprend du poil de la bête, ce qui amènera davantage d'opportunités d'affaires.

Un PIB régional en forte croissance

Par ailleurs, Frédéric Laurin souligne que le produit intérieur brut (PIB) de la Mauricie est le troisième qui croît le plus rapidement à l'échelle des régions québécoises, avec un taux de 3,9 %.

Les investissements faits par les entreprises de la région devraient aussi croître considérablement, en 2016. « En même temps, on voit de grandes entreprises fermer, puis on voit cette espèce de croissance des investissements, cette croissance du PIB, donc ça veut dire que les PME sont en train de prendre le relais du développement économique. »

Cette vigueur des petites et moyennes entreprises (PME) de la Mauricie et du Centre-du-Québec, Frédéric Laurin la perçoit comme le fer de lance d'une économie renouvelée, dans la région.

« C'est ce qu'il fallait parce que la concurrence internationale est tellement forte que c'est difficile d'avoir de très grandes entreprises, de les attirer, parce que tout le monde les veut. »

Un taux d'activité en baisse

Seule ombre au tableau : le taux d'activité en Mauricie et au Centre-du-Québec est en baisse. « Ça, ce sont les gens qui travaillent ou qui cherchent un emploi activement. Si le taux d'activité diminue, ça veut dire qu'il y a plus de monde qui a arrêté de chercher du travail et ça, c'est une mauvaise nouvelle », dit Frédéric Laurin.

Ce dernier met donc en garde contre la tentation d'être trop optimiste par rapport au taux de chômage dans la région, qui est en baisse et qui se situe actuellement à 6,9 %.

« Les gens sont là. Les emplois sont là. Mais il n'y a pas d'adéquation entre les deux », illustre-t-il.

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