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Effondrement du mur extérieur d'un immeuble à logements de Trois-Rivières, incident prévisible?

Le Service incendie de la Ville de Trois-Rivières a procédé à une évacuation d'urgence vendredi, lorsqu'une partie du mur de brique d'un immeuble de huit logements s'est effondrée, une situation qui aurait pu être évitée.

Un texte de Claudie Simard

« Tous les pompiers étaient là, il fallait vraiment sortir d'urgence », dit une locataire évacuée, Sarah Tessier.

Sarah Tessier fait partie des locataires qui ont été évacués vendredi après-midi d'un immeuble de la rue Laviolette, en raison de l'effondrement d'une partie d'un mur extérieur.

Elle et son conjoint Joey Champagne n'ont eu que quelques minutes pour prendre des vêtements et quitter leur appartement avec leurs trois animaux : deux chiens et un chat.

L'immeuble au coin des rues Laviolette et Saint-Thomas, en face du Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, était en réparation depuis quelques jours au moment où l'incident s'est produit. Il aurait été bâti au début du siècle dernier.

On ne connaît pas encore les raisons pour lesquelles le mur s'est effondré.

Des signes précurseurs

Radio-Canada a reçu un document qui a été envoyé à la Ville de Trois-Rivières le 8 décembre dernier, pour l'avertir du danger que représentait l'immeuble.

Le document est signé par un ingénieur qui avait été alors embauché par un homme d'affaires, pour analyser la structure du bâtiment et voir s'il constituait un achat intéressant.

Il a conclu que « Le mur latéral gauche en regardant depuis la rue Laviolette est dégradé, est instable, et pourrait s'effondrer à tout moment ». C'est exactement ce qui s'est passé vendredi.

À la Ville de Trois-Rivières, personne n'a été en mesure de confirmer ou d'infirmer la réception de cette lettre envoyée par courriel, ni le suivi qui a été fait. Or, le porte-parole de la ville, Yvan Toutant, confirme que le permis de rénovation a été retiré au propriétaire et qu'il devra faire une nouvelle demande pour poursuivre les travaux.

Sarah Tessier et Joey Champagne ont emménagé en novembre. « J'avais une de mes amies qui restait au sous-sol, et son plafond est carrément tombé », dit Sarah Tessier. En mars, ils ont voulu informer leur propriétaire de ce qu'ils voyaient, mais leurs appels sont restés sans réponse.

Le propriétaire de l'immeuble n'a pas répondu à nos appels.

La Croix-Rouge en renfort

Les locataires sauront lundi s'ils pourront réintégrer leur loyer ou si le bâtiment qu'ils habitent sera démoli. 

Certains n'ont pas d'assurance et risquent de perdre tous leurs biens, en plus de devoir se trouver un autre logis.

La Croix-Rouge leur a offert l'hébergement et les repas pour 72 heures, mais ils attendent à lundi matin pour avoir le verdict final d'un inspecteur.

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