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Faire emballer ses cadeaux de Noël pour la bonne cause

Cette année encore, il sera possible de confier l'emballage de cadeaux de Noël aux bénévoles de la Société canadienne de la sclérose en plaques à Trois-Rivières. Ce petit geste peut faire une grande différence pour ceux qui vivent avec la maladie.

Dans un passé pas si lointain, Sophie Lavallée travaillait dans un casino, au service à la clientèle. Lorsque la sclérose en plaque s’est manifestée, quand elle avait 23 ans, sa vie a été bouleversée.

« J'étais au travail et j'étais engourdie un peu dans le visage, raconte-t-elle, en gardant le sourire. De fil en aiguille, j'ai consulté, je suis allée à l'urgence puis ils m'ont dit que j'avais quelque chose de plus grave. »

Briser l’isolement

Le cas de la jeune femme de 32 ans n’est pas unique. La sclérose en plaques est la maladie neurologique la plus répandue chez les adultes âgés entre 15 et 40 ans. Il sont environ un millier en Mauricie. Après un diagnostic, plusieurs de ces jeunes travailleurs doivent quitter leur travail, ce qui représente une difficulté supplémentaire à surmonter.

« Imaginez que vous avez 30 ans. Vous avez un diagnostic de sclérose en plaques et vous êtes en invalidité. Tous vos amis travaillent, donc à ce moment-là, les gens peuvent se retrouver très isolés », indique la directrice de la Société canadienne de la sclérose en plaques en Mauricie, Francine Lamarche.

C'est en partie pour briser l'isolement et pour contribuer à la recherche que la Société canadienne de la sclérose en plaques amasse des fonds. En décembre, des bénévoles emballeront des cadeaux de Noël pour la cause.

L’année dernière, 3000 cadeaux ont été emballés, ce qui a permis d'amasser 24 000 $.

Pour une 12e année, l'organisme aura son kiosque au centre commercial Les Rivières du 8 au 24 décembre.

Un message d’espoir

Le plus beau cadeau pour Sophie Lavallée est de voir sa condition s'améliorer contre toute attente. Elle suit un traitement expérimental et voit des effets positifs sur sa santé, qu'elle attribue aussi au fait de bouger.

« L'exercice physique, ça aide vraiment, souligne-t-elle. Justement, il n'y a pas très longtemps, j'ai pu me rendre à pied, sans canne, à mon gym. »

Elle porte également un message d'espoir pour ceux et celles qui recevront un diagnostic en bas âge.

« Les épreuves dans la vie, il y en a pour tout le monde. Donc ce n'est pas exceptionnel que toi, tu ailles quelque chose à surmonter dans la vie. Pis tu vas réussir à le surmonter. »

Selon le reportage de Marie-Ève Trudel

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