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Fin de collaboration entre le journaliste Yanick Poisson et le quotidien La Tribune de Sherbrooke

Le journal La Tribune de Sherbrooke rompt sa collaboration avec le journaliste Yanick Poisson le temps de mener une enquête interne.

Un texte de Marie-Claude Lyonnais

La présidente et éditrice, Louise Boisvert, n'a pas voulu commenter la raison de cette suspension, ni confirmer l'identité du journaliste suspendu, expliquant qu'il s'agit d'une affaire interne. Elle s'est bornée à dire que l'enquête n'est pas terminée. 

Conflit d'intérêts?

Le président du syndicat des employés de La Tribune, Alain Goupil, confirmait toutefois hier qu'une enquête interne s'est amorcée au quotidien relativement aux relations entre un de ses journalistes, Yanick Poisson, et le directeur des communications du candidat conservateur de Richmond-Arthabaska Alain Rayes, Pierre-Luc Turgeon.

Yanick Poisson, qui a signé plusieurs articles concernant la campagne d'Alain Rayes, est également l'associé de Pierre-Luc Turgeon. Les deux hommes sont à la tête de la firme de communications ETC Rédaction. 

« Il faut déterminer s'il y a vraiment apparence de conflit d'intérêts, expliquait alors Alain Goupil. Toute la question est là. Nous, on sait qu'en ce qui concerne la convention collective et la politique de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, c'est très clair. À partir du moment où on va établir qu'il y a apparence de conflit d'intérêts, il va falloir prendre une décision. Mais tant que cela n'est pas établi, nous, on n'a pas de position ferme à ce moment-ci. »

De son côté, Pierre-Luc Turgeon n'a pas voulu commenter cette affaire, se contentant de dire que son partenaire ne s'est jamais immiscé dans la campagne électorale. Yanick Poisson est le seul journaliste de La Tribune, à Victoriaville.

Plusieurs citoyens préoccupés

Myriam Beaulieu, candidate du NPD dans Richmond-Arthabaska, admet que plusieurs citoyens se disent préoccupés par les scandales qui entachent la campagne d'Alain Rayes. Elle soutient toutefois qu'elle n'a pas de réponses à leurs questionnements. 

« M. Rayes prend ses décisions, et c'est à lui de répondre », souligne-t-elle.

Mme Beaulieu ne veut pas profiter de ces scandales pour mousser sa propre campagne. Selon elle, les citoyens veulent d'abord et avant tout savoir ce que les candidats proposent à long terme aux électeurs de la région.  

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