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Front commun : 11 300 travailleurs de la Mauricie et du Centre-du-Québec se préparent pour la grève

Alors que plus de 2 000 travailleurs du secteur public de la Mauricie et du Centre-du Québec se préparent pour la manifestation du Front commun, samedi, à Montréal, les syndicats affiliés à la CSN qui représentent plus de 11 000 travailleurs de la santé, des services sociaux, de l'éducation et de la fonction publique de la région ont majoritairement voté en faveur de 6 jours de grève tournante. Ces journées, dont les dates n'ont pas encore été fixées, ne seront pas consécutives et seront annoncées 7 jours à l'avance, conformément à la loi.

Un texte d'Amélie Desmarais

Les syndiqués des secteurs publics et parapublics sont en colère contre le gouvernement qui leur propose des gels de salaires pendant deux ans et par la suite des hausses de 1% par année pendant 3 ans. Ils dénoncent aussi les modifications que Québec propose pour leurs régimes de retraite. « Ce sont des attaques frontales », tonne Luc Vandal du Syndicat national des enseignants et enseignantes des Cégeps du Québec (FNEEQ). Il reçoit comme une giffle cette proposition alors que le gouvernment veut augmenter la taxe sur la consommation et que les employés du secteur privé ont droit à des hausses moyennes de 2,6% par année.

Les professeurs des cégeps de Trois-Rivières et Shawinigan ont voté à 86,5% en faveur de la grève. Les travailleurs de la Fédération des professionnels (FP) ont obtenu une majortité d'environ 80%, ceux de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) 89%, et ceux de la Fédération des employés et employées du secteur public (FEESP) 78%. Les représentants syndicaux affirment que des records de participation aux assemblées pour voter ont été enregistrés.

Inquiétudes dans le secteur de la santé et des services sociaux 

Dans le secteur de la santé, la FSSS, qui représente des infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes, préposés aux bénéficiaires, employés de soutien, employés de bureau, psychologues, physiothérapeutes et travailleurs sociaux, a obtenu un double mandat. Les syndiqués ont demandé à leur représentant de dénoncer les offres patronales et les conditions de travail, mais aussi les impacts sur les services. Le vice-président de la  FSSS, Claude Audy, déplore le fait que les employés qui doivent s'absenter ne sont plus remplacés et que ça provoque de la « détresse pshychologique et même physique » chez les travailleurs.

La fusion des CSSS

Les membres du FSSS s'inquiète aussi de la centralisation des services mise de l'avant par la restructuration du réseau et la création des centres intégrés en santé et service sociaux. M. Audy affirme que le gouvernement veut exiger plus de mobilité de la part des travailleurs qui pourraient avoir à parcourir de longues distances pour se rendre au travail. Il indique que la même chose pourrait se produire avec les personnes âgées en centres d'hébergement qui devront aller au premier endroit où une place se libère dans un rayon de 70 kilomètres.

Moins de services en éducation

La Fédération des employés et employées du secteur public, quant-à-elle, constate que ses membres sont de plus en plus nombreux à se tourner vers le secteur privé parce qu'ils ne parviennent pas à travailler suffisamment pour joindre les deux bouts. « Quand on parle de surveillants aux élèves qui sont coupés, dénonce Gabrielle Messier du FEESP. Quand on parle de laboratoires informatiques qui ne sont pas adéquats, tout ce qui est au niveau secrétariat, des services de garde, les éducateurs spécialisés, les interprètes. Il y a différentes tâches qui ne peuvent plus se réaliser à l'intérieur parce que les compressions amènent les postes à être diminués à temps partiels, les postes à être abolis. »

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