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Funérailles de Cédrika Provencher : « Il faut penser à comment on peut vivre avec tout ça » - Pierre-Hugues Boisvenu

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu comprend très bien ce que s'apprête à traverser la famille de Cédrika Provencher, qui a annoncé mardi qu'elle tiendra des funérailles privées pour la fillette dans les prochains jours.

Un texte de Michelle Raza

En juin 2002, sa fille Julie a été enlevée, puis violée et assassinée par un récidiviste. Pierre-Hugues Boisvenu a depuis fondé l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD). Il milite aussi pour la création d'un registre public des prédateurs sexuels au Québec.

« Lorsque qu'un de vos proches est assassiné, il y a deux étapes majeures : l'enquête policière, qui nous apprend ce qui s'est passé, et ensuite les funérailles, qui nous permettent de faire nos adieux », a rapporté le sénateur Boisvenu en entrevue à l'émission Facteur matinal.

Pierre-Hugues Boisvenu est de tout coeur avec la famille Provencher. « Pour eux, la porte a toujours été ouverte, béante, entre l'espoir et le désespoir. [Les funérailles], c'est fermer une porte sur l'espoir que l'on avait. »

Il comprend bien le souhait de la famille de Cédrika de faire des adieux à la fillette en privé, même si beaucoup de gens ont été touchés par son histoire. « Cette dernière étape, c'est très intime, spirituel et familial. »

La Sûreté du Québec a répété mardi que l'enquête sur la mort de Cédrika Provencher ne sera pas fermée tant que la SQ n'aura pas fait la lumière sur ce qui s'est passé. « L'étape qui reste, c'est de savoir ce qui s'est passé. Ça aussi, ça va être une peine », souligne Pierre-Hugues Boisvenu.

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