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Grand besoin de préposés aux bénéficaires en Mauricie et Centre-du-Québec

Dans un effort de recruter plus de préposés aux bénéficiaires, les autorités de la santé de la région mettent en place des mesures pour améliorer les conditions de travail de ces travailleurs et pour inciter les gens à s'intéresser à cette profession.

« Les nouveaux diplômés ne sont pas en nombre suffisant pour combler les besoins au sein de l’organisation », indique le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).

Le réseau a besoin d'embaucher au moins 150 préposés aux bénéficiaires d'ici mars 2018. Environ 300 préposés ont été embauchés en 2016-2017, mais ce n'est pas encore suffisant.

La promesse d’un emploi

Il existe un programme pour faciliter la complétion du diplôme permettant d’obtenir le titre de préposé aux bénéficiaires, mais il n’est pas assez connu, selon le CIUSSS.

Une campagne de promotion sera donc lancée dans les prochaines semaines pour faire connaître ce programme de Reconnaissance des acquis et des compétences.

Le CIUSSS offrira un emploi à ceux qui obtiennent le diplôme, « en plus de rembourser les frais liés à leur parcours scolaire lorsqu’il sera achevé ». L’organisation est aussi prête à les embaucher comme « aide de service » durant leur formation.

L'organisation veut aussi avoir son propre programme de formation des préposés aux bénéficiaires. Elle élabore en ce moment un programme de formation intensive offrant une alternance entre la formation et le travail. Le programme s'échelonnerait sur plusieurs mois, possiblement cinq ou six.

De meilleures conditions de travail

Le CIUSSS MCQ a expliqué mercredi qu’il s’engage à améliorer les conditions de travail des préposés aux bénéficiaires.

Il souhaite notamment mieux planifier les horaires pour respecter les disponibilités offertes par les employés, diminuer le recours au temps supplémentaire obligatoire et favoriser l’intégration des nouveaux membres du personnel.

Des employés qui ont des postes à temps partiel pourraient, par exemple, se voir offrir du temps plein. Cela permettrait de combler, en partie, le manque de personnel.

Un bémol

Le CIUSSS a consulté les syndicats pour l’élaboration de ces mesures. Ces derniers se sont dit très heureux des nouvelles mesures, mais y mettent toutefois un bémol.

« C'est positif. On demande depuis longtemps la formation accélérée qui donne un diplôme d'études professionnelles. À moyen et long terme, c'est une très bonne solution, mais présentement, la problématique à court terme n'est pas résolue », note le porte-parole du syndicat FSSS catégorie 2 pour le CIUSSS-Maurice-Centre-du-Québec, Pascal Bastarache.

400 préposés manqueraient toujours sur tout le territoire selon lui.

« Des fois, les fins de semaines, si on prend le Centre d'hébergement Frederick-George-Heriot, à Drummondville, ou l'hôpital Cooke, à Trois-Rivières, on est en bris de service. Sur des étages, on devrait être six préposés et on est seulement deux, donc on a une très grande problématique et on doit prévenir la situation autant pour les travailleurs de la santé que pour les usagers, qui ont droit d'avoir des soins adéquats », résume-t-il.

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