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Gratuité au parc national de la Mauricie : les commerçants locaux espèrent une année record

Les retombées de la gratuité au parc national de la Mauricie se font sentir dans les municipalités environnantes. Malgré un temps maussade, plusieurs commerces et attractions connaissent une bonne saison estivale.

La microbrasserie Le Trou du diable de Shawinigan connaît un été achalandé en partie grâce au parc national de la Mauricie.

« On a un super bel été, malgré la température, note le président de la microbrasserie le Trou du diable, Isaac Tremblay. Je pense que peut-être des initiatives comme ça, ça vient un peu compenser l'été gris qui nous est offert jusqu'à maintenant. »

Pour le 150e anniversaire de la Confédération canadienne, l’accès aux parcs nationaux est gratuit. Au parc national de la Mauricie, on a noté un achalandage particulièrement élevé depuis le début de la saison estivale.

L'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan estime que l'augmentation du nombre de visiteurs au parc a un effet positif sur l'économie locale.

Tous ne sont toutefois pas aussi enthousiastes. Croisières Centre-Mauricie remarque que les pique-niqueurs se font plus rares au quai municipal de Grande-Pile, ce qui amène moins de clientèle de passage. Bien que le temps gris puisse contribuer à cette faible fréquentation, l'entreprise estime aussi que les visiteurs locaux se tournent vers le parc.

« Quand il y a de belles journées ensoleillées d'été, des gens de Grand-mère et de Shawinigan, viennent passer des après-midis, parce que y'a des facilités, des salles de bain, c’est un endroit très agréable, explique le copropriétaire de Croisières Centre-Mauricie, Jean-François Dubois. On se rend compte qu'ils sont pas là cette année. »

Ceux qui bénéficient de cette conjoncture croient que la visibilité du parc national pourrait avoir des effets par-delà les festivités pan-canadiennes.

« Si d'avoir la journée gratuite au parc national, c'est la petite motivation qui manquait pour visiter notre beau coin de pays, tant mieux », lance Isaac Tremblay.

Les différents intervenants du milieu touristique ne sauront qu’à la fin de la saison estivale s’il faudra inscrire l’année 2017 dans le palmarès des années les plus lucratives.

Avec les informations de Catherine Bouchard

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