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Harcèlement sexuel : un bureau des plaintes indépendant réclamé à l'UQTR

L'Association générale étudiante de l'Université du Québec à Trois-Rivières (AGE UQTR) souhaite revendiquer l'implantation d'un bureau indépendant pour traiter les plaintes à caractère sexuel ainsi qu'une bonification des services psychologiques sur le campus.

Un texte de Camille Carpentier

Les étudiants seront appelés à se prononcer sur ces propositions lors de la prochaine assemblée générale extraordinaire de l’association, prévue le 13 février.

L’AGE UQTR réclame l’implantation d’un bureau des plaintes indépendant qui se pencherait exclusivement sur les allégations à caractère sexuel. Un bureau de traitement des plaintes est déjà en place sur le campus, mais selon l’association, ce n’est pas suffisant.

« Le bureau des plaintes, les gens ne savent pas comment y accéder. Ils ne savent pas nécessairement à qui aller se plaindre », indique la présidente de l’AGE UQTR, Solange Lapierre.

La présidente indique que peu de plaintes à caractère sexuel sont recensées sur le campus, mais que l’implantation d’un tel bureau pourrait permettre à des victimes de briser le silence.

L’AGE indique travailler de concert avec l’université pour la réalisation de ce projet. Dans la foulée de l'entrée en vigueur de la loi 151, un comité interne a été créé pour réaliser un plan d’action. La loi, élaborée par la ministre de l’Éducation supérieure, Hélène David, vise à s'assurer que les établissements d'enseignement supérieur du Québec se dotent de politiques pour contrer les violences à caractère sexuel.

La direction de l'UQTR estime qu’il est encore trop tôt pour commenter l’avancement du processus. L’établissement indique toutefois que le comité « évalue le modèle actuel du bureau de traitement des plaintes ».

Des services psychologiques insuffisants

Depuis quelques jours, l’AGE invite les étudiants à remplir un sondage qui vise à évaluer leurs besoins concernant l'aide psychologique.

Il est déjà possible pour les étudiants de rencontrer des psychologues sur le campus, mais l'association étudiante indique que l'accessibilité aux services psychologiques est réduite depuis quelque temps en raison de compressions budgétaires.

Selon les résultats du sondage, l'AGE considère également offrir elle-même des services psychologiques supplémentaires.

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