Depuis quelques années, il y a de plus en plus de corps non réclamés à la morgue de Montréal. Le nombre de dépouilles non réclamées a doublé entre 2008 et 2016, passant de 45 en 2008 à 89 à ce jour, en 2016. Ces corps viennent de partout au Québec.

Une vingtaine de dépouilles de la Mauricie et du Centre-du-Québec n'ont pas été réclamées au cours de la dernière année.

Les immigrants seuls et les aînés en Centre d'hébergement de soins longue durée qui n'ont pas de famille pourraient expliquer ces chiffres à la hausse, selon la coroner en chef, Catherine Rudel-Tessier.

À la morgue de Montréal, les familles sont accompagnées et ne sont jamais laissées seules en présence d'un corps mal en point.

Ce sont les préposés du coroner et les coroners eux-mêmes qui ont la tâche d'identifier les corps et de procéder à une autopsie dans certains cas.

Recevoir les corps, les peser, les identifier, vérifier les effets personnels... et ils sont mis ensuite dans un des frigidaires de la morgue.

Me Catherine Rudel-Tessier, Coroner en chef

Si les recherches ne donnent rien ou lorsqu'une famille refuse d'avoir le corps, à l'expiration d'un délai de 30 jours, le corps est considéré comme non réclamé.

C'est le ministère de la Santé et des Services sociaux qui est alors tenu de l'inhumer aux frais de l'État. L'an dernier, les frais pour disposer des corps non réclamés se sont élevés à plus de 226 000 $ pour l'ensemble du Québec.

Deux solutions sont alors possibles. Le corps non réclamé peut être proposé à une institution d'enseignement pour des fins d'enseignement ou de recherche. Le MSSS peut aussi autoriser l'établissement de santé où est entreposé le cadavre à contacter l'entreprise de services funéraires de son choix.

Avec les informations d'Anne-Andrée Daneau

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