Retour

Hérouxville, 10 ans plus tard : « Je ne changerais pas un iota »

Dans quelques jours, ça fera 10 ans que le code de vie d'Hérouxville a été adopté. Ce document controversé, rédigé en pleine crise des accommodements raisonnables au Québec, a rapidement fait le tour du pays et même du monde, s'attirant au passage son lot de critiques.

Il y a 10 ans, André Drouin, ne soupçonnait pas l'ampleur de la bombe médiatique qu'il s'apprêtait à lancer en rédigeant le code de vie d'Hérouxville.

Malgré les poursuites, les menaces de mort et les critiques virulentes, l'ancien conseiller municipal persiste et signe.

Je ne changerais pas un iota. Ya pas un mot qui changerait.

André Drouin

Le maire actuel d'Hérouxville, qui avait défendu le code aux côtés d'André Drouin avant de devenir maire, n'est pas du même avis.

« La réputation du village en a peut-être attrapé pour son rhume un peu, convient Bernard Thompson. C'est ce que je regrette d'ailleurs de la diffusion du code, de la façon dont ça été traité », ajoute le maire. Il soutient que « l'impact est encore là parce qu'il n'y a pas beaucoup de choses de réglées ».

Élu en 2009, Bernard Thompson a d'ailleurs coupé les ponts avec André Drouin.

Ce n'était pas à Hérouxville à faire ce débat-là.

Bernard Thompson, maire d'Hérouxville

« À partir de 2009, les choses se sont tassées dans le sens que pour la municipalité, on voulait passer à autre chose, dit Bernard Thompson. Il était temps qu'on cesse de penser que [Hérouxville], c'est un village où il y a uniquement des tarés et des innocents », dit le maire.

Même si la municipalité et certains citoyens souhaiteraient tourner la page pour de bon, le code de vie d'Hérouxville fait maintenant partie intégrante de l'histoire de la municipalité. En 2009, le code controversé a d'ailleurs été archivé comme document historique.

Avec les informations d'Amélie Desmarais

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine