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Huit fois plus d'étudiants utilisent les services adaptés du Cégep de Trois-Rivières qu'il y a cinq ans

En 2010, les étudiants en situation de handicap ou de trouble d'apprentissage au Cégep de Trois-Rivières n'étaient que 26 à avoir recours aux services adaptés afin de les accommoder dans leur cheminement scolaire. Cinq ans plus tard, ils sont plus de 200.

Un texte d'Alexandre Duval

« L'explosion [des demandes d'aide], elle est partout », explique Julie Cleary, conseillère en services adaptés au Cégep de Trois-Rivières. À son avis, cette hausse du recours aux services adaptés est moins attribuable à une augmentation des troubles en tant que tels qu'à une augmentation des diagnostics.

Selon elle, les enfants avec des troubles d'apprentissage sont repérés et évalués plus rapidement au primaire et au secondaire. Ils atteignent donc les études supérieures en étant conscients de leur situation et surtout, informés de tous les services qui sont en place.

« Le fait qu'on parle des services, qu'on parle de cette accessibilité-là aux études supérieures pour les élèves qui ont des particularités, ça augmente la quantité d'étudiants qui font appel aux services, mais aussi qui font une demande d'admission parce qu'ils se disent "Maintenant, c'est possible que je réussisse" », soutient Julie Cleary.

Des services qui ratissent large

Julie Cleary affirme que la gamme de services offerts permet de répondre aux besoins d'étudiants aux prises avec des problèmes très divers.

« Trouble d'apprentissage, trouble de santé mentale, trouble déficitaire de l'attention, dysphasie, trouble neurologique, trouble du spectre de l'autisme, trouble moteur... On va avoir aussi la surdité, les troubles au niveau visuel, donc on accueille des troubles de toutes natures », énumère-t-elle.

Avant d'avoir accès aux services adaptés, les étudiants doivent d'abord être évalués par le Cégep afin que les mesures d'accommodement susceptibles de les aider soient bien ciblées.

Dans le cas d'étudiants atteints d'un trouble d'apprentissage ou de dyslexie, par exemple, « on peut parler d'utilisation d'ordinateurs pour faire de la rédaction avec des logiciels d'aide à la correction », illustre Julie Cleary.

Pour les étudiants souffrant d'un déficit d'attention, il est possible de les isoler lors des examens afin qu'ils puissent mieux se concentrer sur la tâche à accomplir. Si ce genre de mesures d'accommodement a parfois pu avoir mauvaise presse, Julie Cleary croit que la perception est en train de changer.

« C'est de mieux en mieux reçu parce que les gens se rendent compte que ces mesures palliatives-là ou ces mesures d'accommodement-là permettent aux étudiants d'exploiter leur plein potentiel. »

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