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Hydro-Québec dénonce le comportement des automobilistes sur le barrage de La Gabelle

Hydro-Québec pourrait définitivement fermer la route qui traverse la centrale hydroélectrique de La Gabelle. C'est l'un des scénarios envisagés par la société d'État après l'accident survenu jeudi et qui a fait un blessé. Selon la société d'État, plusieurs automobilistes qui utilisent cette route adoptent des comportements dangereux

Même s’il s’agirait du premier accident du genre à survenir sur cette route qui relie Saint-Étienne-des-Grès et Notre-Dame-du-Mont-Carmel, le chef de la centrale de La Gabelle, Denis Bérubé, note des comportements dangereux de la part de plusieurs automobilistes à cet endroit.

Jeudi en fin de journée, une voiture n'a pas respecté la ligne d'attente et est passée sur un feu rouge avant la fermeture de la barrière, happant au passage un employé. L’accident est survenu du côté de Saint-Étienne-des-Grès.

Des discussions à l’interne devaient avoir lieu vendredi pour faire le point sur la situation. Selon Denis Bérubé, toutes les pistes de solutions sont envisagées, y compris la fermeture du lien.

Un accès routier essentiel

La route sur la centrale hydroélectrique de La Gabelle est la seule infrastructure routière qui enjambe la rivière Saint-Maurice entre Trois-Rivières et Shawinigan. Plus d’un millier d’automobilistes l’empruntent tous les jours, selon Hydro-Québec.

David Dumont, un résident du secteur, note qu’il s’agit d’un raccourci appréciable pour les automobilistes, et qu’il serait dommage d’en être coupé.

D'un autre côté, une résident du secteur s'avoue peu surprise de savoir qu'un accident est survenu jeudi sur la route du barrage. « Oui, c’est dangereux. Ça ne fait pas très attention ici. Les gens roulent [vite] », admet Hélène Charron.

Si les automobilistes doivent parfois attendre plusieurs minutes avant de pouvoir traverser, Hydro-Québec rappelle que l’utilisation du lien n’est pas un droit acquis.

« Malgré les délais sur le lien, c’est un privilège de l’utiliser, et on considère qu’il suffit à la demande », affirme Denis Bérubé.

Avec les informations de Claudie Simard

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