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Il pourrait y avoir jusqu'à 6 supercliniques en Mauricie et au Centre-du-Québec

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a annoncé lundi la création d'une cinquantaine de supercliniques d'ici 2018. Une superclinique, est « à la base un groupe de médecine de famille, auquel va venir s'ajouter un certain nombre d'activités et de contraintes », a expliqué le ministre.

Un texte de Marilyn Marceau

En Mauricie et au Centre-du-Québec, le gouvernement libéral a identifié six zones potentielles pour implanter des supercliniques : trois à Trois-Rivières (au centre-ville, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine et secteur des Forges), ainsi qu'à Shawinigan, Drummondville et Victoriaville.

La possibilité que le Centre Cloutier-du-Rivage dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, abrite une superclinique est évoquée depuis plusieurs mois déjà. Ce projet ne fait pas l'unanimité.

Lundi, le ministre Barrette a confirmé que le centre pourrait devenir une superclinique à condition que des médecins embarquent dans le projet. « S'il y en avait [des médecins], oui » le centre répondrait aux critères pour être une superclinique, a-t-il dit.

« Le premier critère n'est pas d'avoir un promoteur qui veut construire un bâtiment, c'est d'avoir des médecins qui sont intéressés à participer à ce modèle », précise Gaétan Barrette. Des médecins de la région se sont montrés réticents à l'idée d'une superclinique à Cloutier-du-Rivage.

Quant à l'implication du Dr Pierre Martin dans une superclinique, le ministre s'est contenté de dire que « le Dr Martin, qui est dans cette zone, fera partie de ceux qui voudront ou ne voudront pas participer à cela ». Pierre Martin, actuellement à la tête d'un groupe de médecine familiale au Cap-de-la-Madeleine, songeait à implanter une clinique réseau dans les locaux du Centre Cloutier-du-Rivage, à Trois-Rivières.

L'objectif des supercliniques

« En complémentarité avec l'offre de service des groupes de médecine de famille, le modèle des supercliniques présente des forces indéniables pour réduire le temps d'attente aux urgences et pour assurer un accès plus rapide à des soins de première ligne et à des services spécialisés. De plus, ce modèle sera particulièrement aidant pour les personnes qui n'ont pas de médecin de famille », a déclaré le ministre Barrette.

Ces cliniques seront soumises à plusieurs obligations, la première étant d'offrir au moins 20 000 consultations annuelles et d'ouvrir leurs portes 12 heures par jour, tous les jours. De plus, il devra y avoir un centre public de prélèvements « obligatoirement gratuit », ajoute le ministre, et un service d'imagerie à proximité ou au sein même de la superclinique.

Plus de 80% des consultations devront être offertes à des patients qui n'ont pas de médecin de famille ou à des patients dont le médecin de famille ne pratique pas dans la superclinique.

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