Retour

Incendie à Saint-Édouard-de-Maskinongé : une jeune famille a tout perdu

Un incendie majeur est survenu dans la nuit de lundi à mardi à Saint-Édouard-de-Maskinongé. Le garage de l'entreprise d'excavation Casaubon et frères ainsi que les deux logements situés dans le même bâtiment de la rue Notre-Dame sont des pertes totales.

Léanne Boulet-Jutras et son conjoint ont été alertés en pleine nuit par des voisins qui cognaient à leur porte. Voyant que l'incendie menaçait leur appartement, ils ont rapidement évacué l'édifice.

« Dix minutes après qu'on soit sortis, j'ai vu une grosse explosion », raconte la jeune femme.

Son conjoint et elle s'en sont sortis indemnes. Leur bébé âgé d'environ un mois a été transporté à l'hôpital par mesure préventive, mais se porte bien.

Le locataire de l'autre logement n'a pas été blessé, mais, tout comme Léanne, a perdu tous ses biens.

Dans la localité, de bons samaritains se sont organisés pour aider les sinistrés. Une campagne de sociofinancement a également été lancée en ligne, sur la plateforme One Dollar Gift.

La Municipalité de Saint-Édouard-de-Maskinongé a également lancé un appel à la générosité des citoyens sur les réseaux sociaux.

Trois pompiers blessés

Les pompiers ont été appelés à se rendre sur les lieux vers 1 h 30 du matin.

Une cinquantaine de pompiers de sept casernes ont combattu les flammes.

Trois pompiers du service des incendies de Sainte-Ursule ont subi des blessures aux jambes. Alors qu'ils s'affairaient à secourir les occupants, une explosion est survenue, provoquant l'effondrement d'un mur de briques. Ils ont été transportés à l'hôpital, mais leur vie n'est pas en danger.

« Le bâtiment est une perte totale, quand on est arrivés, le feu était déjà pris à la grandeur du toit », a déclaré Dominic Marchand, directeur du service incendie de la Municipalité de Saint-Édouard-de-Maskinongé.

La thèse de l'incendie criminel est écartée.

Le propriétaire, René Casaubon, affirme qu'il a l'intention de reconstruire le bâtiment.

Les occupants d'une maison voisine ont aussi dû être évacués.

« C'est une entreprise d'excavation, ça fait 70 ans qu'elle existe, tout le monde les connaît dans le village », affirme Dominic Marchand.

La route 348 à la hauteur de la rue Saint-Jean a dû être fermée à la circulation durant plusieurs heures. Les deux voies ont été rouvertes à la circulation en fin d'avant-midi.

D'après les informations de Jérôme Roy et de Marilyn Marceau

Plus d'articles