Jamais Monia Lacasse n'aurait cru être inondée en juin. Cette résidente de Saint-Barthélemy est aux prises avec les inondations depuis le 7 avril. Depuis plus de 50 jours, elle est sur le qui-vive, jour et nuit.

Un texte de Marilyn Marceau

Monia Lacasse, une chef d'entreprise, habite avec deux de ses trois enfants sur le bord du Saint-Laurent. Depuis près de deux mois, son quotidien est rythmé par son « combat contre l'eau », comme elle l'appelle.

Deux pompes sont toujours en fonction dans le sous-sol pour prévenir les infiltrations d'eau. Au plus fort des inondations, neuf fonctionnaient à plein régime et 450 sacs de sable entouraient sa maison et son garage.

Son sommeil commence tout juste à se rétablir.

L'eau à l'entrée de sa cour est un rappel quotidien du danger d'inondation toujours présent et de l'ampleur de la tâche à venir.

La liste des choses à acheter, réparer, démolir, reconstruire et à faire inspecter est longue.

Encore aujourd'hui, Monia Lacasse fait office de transport scolaire pour son fils et deux autres adolescents de son rang. L'autobus ne se rend pas encore chez elle et ses voisins, en raison de l'eau qui inonde toujours une grande partie du rang du Fleuve.

Les petites voitures ne peuvent pas encore passer sur cette voie qui a été fortement endommagée par l'eau et le passage des camions blindés de l'armée.

Elle vient à peine de troquer la chaloupe pour le camion. Durant plus d'un mois, c'était la seule façon de sortir de chez elle.

Monia Lacasse a organisé une grande corvée qui se déroulera en fin de semaine avec sa famille et ses amis. Elle recevra le coup de pouce dont elle a bien besoin.

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