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« Je prie pour eux et je leur demande pardon » : la mère du 2e accusé du triple meurtre de Trois-Rivières se livre

« Il n'y a pas de mots, il n'y a aucun mot dans le dictionnaire assez puissant pour exprimer la douleur que j'ai à leur égard. » C'est ainsi que la mère du deuxième accusé du triple meurtre de la rue Sicard s'est adressée aux médias à sa sortie de la salle de cour mercredi midi au palais de justice de Trois-Rivières.

La femme, que l'on ne peut identifier, voulait partager la peine et la douleur qu'elle ressent pour les victimes et leurs familles. Ces dernières sont justement appelées à témoigner mercredi dans le cadre des plaidoiries sur la peine du jeune homme.

« C'est certain que la douleur qu'ils éprouvent, j'ai juste une parcelle de ce qu'ils peuvent ressentir », conclut la femme.

Son fils est accusé du triple meurtre survenu le 11 février 2014 à Trois-Rivières. Deux sœurs et l'ami de cœur que l'une d'elles ont été froidement abattus dans le salon familial.

L'accusé impassible

Depuis le début des audiences sur la peine lundi, le jeune homme demeure impassible dans le box des accusés. Sa mère, de son côté, tremble et sanglote dans la salle d'audience.

Au terme des plaidoiries sur la peine, le juge Raymond Pronovost devra déterminer si l'accusé, qui était âgé de 17 ans au moment des faits, doit être assujetti à une peine pour adulte ou pour adolescent. L'accusé a plaidé coupable en juin aux trois chefs de meurtre prémédité et aux trois chefs de complot pour meurtre qui pesaient contre lui.

L'autre accusé dans cette affaire, Kaven Sirois, a été assujetti à une peine pour adulte. Il a été condamné à la prison à vie. Il a l'intention de contester le fait qu'il ait été jugé comme un adulte, alors qu'il avait 16 ans au moment des faits.

Les plaidoiries sur la peine du plus âgé des accusés se poursuivront demain avec le dernier témoin de la poursuite, le psychiatre expert Dr Martin Gignac.

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