Il y avait une présence policière accrue au palais de justice de Trois-Rivières. Jonathan Bettez, accusé de crimes de pornographie juvénile, était de retour en cour mercredi matin pour la préparation de l'audition des requêtes dans son dossier.

Le débat portait encore une fois sur les affidavits contenus dans les mandats émis contre lui.

Pour son avocat, Me Marc-Antoine Carette, les passages caviardés rendent la preuve incompréhensible.

« Je comprends qu’il y a une enquête en cours, mais il faut que je sois capable de prouver ce que j’avance », dit-il.

Le procureur de la Couronne affirme au contraire que toute la preuve pertinente a été divulguée.

« Je ne vous offrirai pas de vous faire un résumé de ce qu’on ne divulgue pas, ce n’est pas pertinent », dit Me Jean-Marc Poirier.

Du 1er au 4 mai, plusieurs passages ont été décaviardés lors de rencontres à huis clos entre les avocats au dossier et une enquêteuse.

Une condition modifiée

Par ailleurs, Jonathan Bettez pourra dorénavant utiliser Internet pour communiquer avec son avocat. Son avocat a déposé une demande de modification de conditions à cet effet qui a été accordée par le juge Jacques Lacoursière. Il n'y a pas eu d'objection de la Couronne.

Jusqu'alors, Jonathan Bettez était visé par une interdiction d'utiliser Internet, sauf sur son lieu de travail.

Dates de procès à déterminer

Les dates d’un éventuel procès ne sont toujours pas fixées, mais il pourrait avoir lieu au cours des mois de novembre et de décembre prochain.

Jonathan Bettez a été arrêté le 29 août 2016. Il fait face à plusieurs chefs d’accusation liés à la pornographie juvénile.

Le procès de Jonathan Bettez pourrait durer plusieurs semaines. En janvier, les procureurs de la Couronne avaient dit qu’ils estimaient avoir besoin de trois à quatre semaines pour présenter leur preuve.

Avec les informations de Marie-Ève Trudel

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