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Justice et santé mentale : un projet pilote à Trois-Rivières

À Trois-Rivières, un projet pilote vient d'être lancé dans le but d'accompagner les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale qui font face à la justice. Le projet Justice-Santé mentale vise à éviter que ces personnes accumulent les contraventions ou les travaux communautaires et s'enlisent dans le système judiciaire.

Il a été lancé à la fin du mois d'avril à Trois-Rivières et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux Mauricie-et-Centre-du-Québec (CIUSSS) souhaite l'étendre à toute la région.

Récemment, la Sécurité publique de Trois-Rivières indiquait que le nombre d'interventions policières auprès de personnes ayant des problèmes de santé mentale avait explosé depuis 2014. Il n'y a pas que la police de Trois-Rivières qui observe ce phénomène. Les admissions aux urgences ont augmenté de près de 11% depuis 2014 pour ce type de problèmes. La demande pour des soins psychiatriques a, de son côté, augmenté de près de 7%. Dans la région, Trois-Rivières est un important pôle de demandes de services en santé mentale.

« La sentence va comprendre le plan d'intervention des personnes. Et nous, on a une intervenante de la santé mentale qui accompagne les personnes au tribunal, mais aussi s'assure de faire le lien avec l'ensemble des gens qui gravitent autour de ces personnes-là au niveau thérapeutique, au niveau du traitement pour s'assurer qu'elles suivent leur traitement, qu'elles sont sur la bonne voie et qu'elles se prennent en main », explique Christine Laliberté, directrice du programme de santé mentale adulte au CIUSSS.

Le projet est bien accueilli par les responsables des ressources d'aide en itinérance. « Le monde de la justice et le monde de la santé ont un langage complètement différent. Ils ne se comprennent pas... Pas parce qu'ils ne veulent pas se comprendre, mais parce qu'il ne se parlent pas... Alors quand on regarde ça de cet angle-là on introduit un espace où chacun comprend mieux le langage de l'autre. Les contraintes qui se vivent au niveau de la justice et les contraintes qui peuvent se vivre aussi au niveau de la santé », indique Michel Simard, directeur général du Centre Le Havre, qui accueille des itinérants.

Avec les informations de Marie-Claude Julien

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