Les jours sont comptés pour l'Accorderie de Trois-Rivières. Si l'organisme n'obtient pas de financement, il devra mettre la clé sous la porte le 31 mars.

Un texte de Pierre Marceau

La semaine prochaine, les responsables devraient rencontrer la nouvelle ministre régionale Julie Boulet, une rencontre de la dernière chance pour la directrice de l'organisme, Marie-Claude Camirand.

« On n'a pas de subvention [pour 2016-2017], donc à partir du 31 mars il n'y aura plus de ressources humaines à l'Accorderie pour assurer tout ce mouvement-là. », dit-elle.

L'Accorderie aurait besoin d'au moins 40 000$ pour assurer sa survie. Sans cet argent, des bénévoles devraient prendre le relais, ce qui rend plus qu'incertain l'avenir de l'organisme.

L'Accorderie c'est en quelque sorte un lieu de troc entre les participants : un concept d'échange de services où des gens sont mis en relation pour échanger leur savoir-faire gratuitement. C'est le cas de Marie-Ève Laganière qui fréquente l'organisme depuis qu'elle est arrivée à Trois-Rivières il y a 4 ans.

« Je fais beaucoup de services de gardiennage et j'offre aussi des services en cuisine végétalienne, pour apprendre aux gens à cuisiner végétalien », explique-t-elle.

Que ce soit de l'aide aux devoirs ou de covoiturage, du ménage au gardiennage, l'Accorderie aide 450 personnes à échanger entre elles. C'est une façon de réduire l'isolement et d'améliorer le réseautage entre les participants.

André Pageau,un autre participant, souhaite que l'on trouve une solution pour sauver l'organisme.

« On sent la responsabilité de participer à un groupe qui fait avancer la société un peu et en même temps ça brise l'isolement », dit-il.

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