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L’agrile du frêne s’approche de Trois-Rivières

Bien que l'agrile du frêne n'ait pas encore été détecté à Trois-Rivières, l'insecte gagne du terrain et son arrivée serait imminente d'après les plus récents dépistages. La Ville intensifie d'ailleurs sa préparation. Après avoir répertorié les frênes dans les espaces publics, Trois-Rivières va recenser ceux qui se trouvent sur les terrains privés.

Un texte de Marie-Pier Bouchard

En tout, 1900 frênes ont été répertoriés dans les parcs et en bordure des rues de la ville. Cependant, pour bien se préparer à l’arrivée de l’insecte, Trois-Rivières veut connaître le nombre total de frênes sur son territoire.

Elle ne sait pas encore comment l'opération va s'orchestrer, mais une équipe y travaille et le programme de recensement sera lancé sous peu.

L'agrile est un insecte qui s'attaque à l'écorce du frêne. Il peut décimer une population d'arbres en seulement quelques années.

Il fait partie des espèces exotiques envahissantes puisqu'il provient d'Asie et que la diminution de sa population est impossible étant donné l'absence de prédateur.

Une soixantaine de spécialistes en arboriculture de différentes municipalités de la province étaient réunis à Trois-Rivières, mardi, à l’occasion d’un colloque sur le sujet.

Une attaque inévitable

Les pièges utilisés depuis 2014 par la Ville de Trois-Rivières n’ont pas permis de détecter la présence de l’agrile du frêne, mais il est possible que l’insecte soit déjà installé.

Des derniers tests de dépistage, effectués en 2016, indiquent la présence de l’agrile du frêne notamment à Berthierville, Joliette et Saint-Gabriel-de-Brandon.

« Depuis 2008, la première observation à Carignan, progressivement, l’agrile fait son chemin vers l’est », explique Mme Godmaire.

Acheter du temps

Comme l’abattage des frênes infectés est inévitable, les organisations municipales ont tout intérêt à se préparer à l'arrivée de l'agrile du frêne d’après l'Association des responsables d'espaces verts du Québec.

Selon la présidente, Marie-Josée Morin, la progression rapide de l’insecte ravageur peut engendrer des coûts importants.

« Le bois du frêne étant cassant, ça devient un enjeu de sécurité publique », explique Mme Morin.

Pour se préparer, les municipalités devraient d’abord faire l’inventaire des frênes sur son territoire, planter différences essences d’arbres et utiliser un bio insecticide pour les frênes.

Par exemple, Mme Morin explique que depuis 2013, les ravages de l’agrile du frêne ont coûté 6 millions de dollars à la Ville de Gatineau qui s’est fait prendre par surprise.

Elle ajoute qu’un frêne mort coûte presque deux fois le prix de l’abattage.

Revaloriser le bois

Des centaines, voire des milliers de frênes ont dû être abattus au cours des dernières années à Montréal et dans les environs.

Les municipalités se retrouvent avec un grand surplus de matières résiduelles à gérer.

À l’occasion du colloque qui a eu lieu à Trois-Rivières, quelques-unes d’entre elles ont fait part d’idées pour la revalorisation de ce bois.

Plusieurs frênes ont été plantés par les municipalités parce que c'est un arbre qui pousse rapidement, qui est résistant et peu dispendieux.

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