L'ancien directeur général du Centre Sportif Alphonse-Desjardins (CSAD), Jean-François Picard, poursuit son ex-employeur, la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, sa directrice générale, Hélène Corneau ainsi que sa directrice du service des ressources financières, Marie-Claude Paillé. Dans la poursuite en diffamation, M. Picard déclare avoir été le « bouc émissaire » de la saga du CSAD.

Un texte de Maude Montembeault

Jean-François Picard soutient que la poursuite le visant lui, d'anciens dirigeants du Complexe Sportif Alphonse-Desjardins (CSAD) et une firme de vérificateurs en avril 2016 « consiste en 460 paragraphes d’allégations tendancieuses, malicieuses et mensongères visant à lui faire porter l’odieux de la gestion incompétente des défenderesses. »

La Commission scolaire du Chemin-du-Roy est ainsi poursuivie pour une deuxième fois en moins d’un mois. En mars, Radio-Canada apprenait que Michel Morin intentait lui aussi une poursuite en diffamation et réclamait 1,1 M$.

Le point de départ de toute cette affaire est un chapitre du rapport de l’ancien vérificateur général du Québec, en 2014. L'actuelle directrice générale Hélène Corneau aurait personnellement avisé le bureau du vérificateur général pour qu’il enquête sur le cas du CSAD.

La poursuite allègue que le mandat confié au VGQ constitue « un véritable exercice de « cherry picking » visant à couler les défendeurs de la poursuite, particulièrement Picard, et à blanchir les seuls pouvant être tenus responsables des supposés manquements allégués, soit les membres des conseils d’administration des défenderesses ainsi que la directrice du service des ressources financières de la commission scolaire défenderesse. »

Quant aux déficits annuels variant entre 700 000 $ et 1,2 million de dollars enregistrés au CSAD et épongés par la Commission scolaire, Jean-François Picard affirme n’avoir jamais été administrateur au CA mais plutôt avoir reçu ses instructions. Il n’a octroyé aucun contrat de construction ni accordé aucun budget.

Ce sont plutôt les défenderesses qui géraient les appels d’offres, les octrois de contrats et les budgets. Il ajoute qu’Hélène Corneau et Marie-Claude Paillé étaient informées en tout temps des finances du CSAD et de ses projets. Elles participaient à la prise de décisions finales.

« La Commission n’agissait pas comme simple spectateur, mais bien au contraire, comme superviseur et même dictateur dans l’élaboration de la finalité de présentation et de gestion des états financiers finaux »

Selon la poursuite, Marie-Claude Paillé, qui est toujours à la tête de la direction des services financiers, aurait agi à « titre d’agent d’influence et gardienne des finances » de la CS alors qu’elle aurait pu et dû confirmer que Picard a toujours agi de bonne foi, peut-on lire.

« Un citoyen exemplaire »

La poursuite dresse le portrait de Jean-François Picard, « un citoyen exemplaire ». L’homme est décrit comme un citoyen connu, influent, populaire, dynamique et talentueux dont l’opinion était sollicitée régulièrement. Depuis de nombreuses années, il s’est impliqué en Mauricie, particulièrement dans le milieu sportif régional.

Or, cette réputation e été ternie par toute la saga. L’homme, maintenant en affaires dans le secteur de la prévention des incendies, serait devenu un paria du jour au lendemain. Il sent maintenant une méfiance à son endroit, il a perdu des amis et vit pratiquement isolé.

Jean-François Picard a voulu se suicider

Les évènements ont poussé l’homme à développer des idées suicidaires à deux reprises « qu’il passa tout près de mettre à exécution ». On apprend qu’il a été anéanti par les propos relatés à son sujet au point de consulter et prendre des médicaments pour calmer sa dépression et son anxiété.

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