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L’heure est au bilan à Saint-Édouard-de-Maskinongé

Les débris calcinés sont toujours bien visibles et l'odeur de bâtiment brûlé est toujours présente plus de 24 heures après l'incendie qui a complètement détruit une bâtisse située en plein coeur de Saint-Édouard-de-Maskinongé.

Un texte de Jérôme Roy

Les enquêteurs tentent toujours de déterminer la cause du sinistre. Selon le directeur du Service de sécurité incendie de Saint-Édouard-de-Maskinongé, Dominique Marchand, le brasier a clairement pris naissance dans le toit.

En ce qui concerne les trois pompiers de Saint-Ursule qui ont été sérieusement blessés pendant l’intervention lorsqu’un mur de brique s’est abattu sur eux après une explosion, leur état de santé s’améliore tranquillement d’après M. Marchand. Au moins deux d’entre eux ont dû être opérés pour des blessures au genou ou à la hanche.

La CNESST a ouvert une enquête pour déterminer les causes de l’incident. Les pompiers volontaires sont d’ailleurs admissibles, règle générale, à l’indemnité de remplacement de revenu dans le cas d’un arrêt de travail.

Solidarité envers les sinistrés

Pendant ce temps, les citoyens continuent de se montrer généreux envers les quatre sinistrés. Les dons en argent et en biens matériels sont toujours recueillis au Dépanneur 348.

Une famille composée d’un couple et d’un bébé d’un mois, de même qu’un homme vivant seul, ont été jetés à la rue par les flammes.

Trop tôt pour le propriétaire

Quant à lui, le propriétaire de la bâtisse construite en 1948, René Casaubon, affirme qu’il est trop tôt pour avancer une somme liée aux pertes matérielles.

En plus des deux logements, deux commerces se trouvaient à l’intérieur de la bâtisse. Mardi, M. Casaubon assurait qu’il allait éventuellement reconstruire la bâtisse et que la douzaine d’emplois allaient être préservés.

Une couverture cellulaire qui inquiète

Le maire de la municipalité, Réal Normandin, profite du sinistre pour dénoncer la mauvaise couverture cellulaire qui prévaut à Saint-Édouard-de-Maskinongé.

Selon lui, le signal est faible, voire inexistant par moment, ce qui pourrait, par exemple, empêcher un citoyen de contacter les services d’urgence en cas de besoin.

« Premièrement, on n'a pas d'antenne en tant que telle, explique-t-il. Je sais qu'il y avait la compagnie Rogers qui avait ébauché un plan de mettre une antenne ici, mais, à un moment donné, ils se sont retirés et puis ça a été plus au niveau de Louiseville et de Saint-Gabriel-de-Brandon. Ça fait que là, à ce moment-là, c'est deux municipalités opposées, mais nous autres, on se trouve à être au centre. Sauf que ces antennes-là ne sont pas assez fortes pour venir desservir la couverture à Saint-Édouard. »

M. Normandin précise que des projets sont présentement à l’étude avec les entreprises Bell et Rogers. Il ignore cependant à quel moment les résultats de ces études se concrétiseront.

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