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L'UQTR a versé 250 000 $ à son ex-cadre Alain Fournier

Près d'un an après l'entente à l'amiable survenue après le litige opposant l'Université du Québec à Trois-Rivières et son ex-cadre Alain Fournier, Radio-Canada a appris, grâce à la loi d'accès à l'information, que l'UQTR lui a versé 250 000 $ en indemnités. Le dossier n'est pas clos pour autant. Alain Fournier doit maintenant se défendre à la suite d'une poursuite en diffamation de 150 000 $ intentée par l'ex-vice recteur Gilles Charland.

L'entente gardée secrète conclue en juin 2017 a mis fin à près de 4 ans de démarches devant le Tribunal administratif du travail (TAT). Alain Fournier contestait son congédiement survenu à l'automne 2013 et accusait deux hauts dirigeants, dont Gilles Charland, de harcèlement psychologique à son endroit.

Gilles Charland qui occupait la fonction de vice-recteur suppléant au moment du congédiement avait envoyé une mise en demeure à Alain Fournier avant la conclusion de l'entente hors cour en juin 2016. Il réclame toujours des excuses et 150 000 $ en dommages.

« M. Fournier n'ayant pas donné suite à la mise en demeure, j'ai inscrit une poursuite en cour et le processus est entamé pour rétablir ma réputation et démontrer que M. Fournier a menti tout le long des auditions », explique M. Charland qui accuse Alain Fournier de parjure.

Accusation de parjure

Alain Fournier avait affirmé, lors de son témoignage devant le TAT, que Gilles Charland l'avait menacé de salir sa réputation s'il ne signait par l'entente de quittance au moment de son congédiement.

Il avait aussi raconté que l'ex-vice-recteur avait tenté de le corrompre en lui demandant de faire construire une bibliothèque pour sa résidence à même les ressources de l'Université.

En plus d'avoir fait état de diverses manoeuvres illégales auxquelles lui et d'autres dirigeants auraient participé notamment pour attribuer un des contrats en lien avec le projet de campus à Drummondville.

Gilles Charland estime que l'entente conclue entre l'Université et son ex-cadre ne confirme en rien la version d'Alain Fournier.

« Je ne pense pas que ce soit une admission, soutient-il. Les raisons et les motifs pour lesquels l'Université a réglé lui appartiennent, mais quant à moi je tiens à ce que les faits soient établis clairement devant la cour, ce que je n'ai pas eu l'occasion de faire compte tenu de cette entente-là.

Dommages exemplaires

Gilles Charland demande des dommages exemplaires puisque les propos de M. Fournier auraient eu un effet dévastateur sur sa réputation auparavant sans tache et lui aurait fait perdre de contrats.

« Quand vous allez sur Google et d'autres sites, ce qui apparaît quand on tape mon nom, c'est ces histoires-là de fraude, de corruption, de harcèlement qui sont tout à fait faux », déplore-t-il.

Il a été impossible de joindre Alain Fournier. Les parties ont rendez-vous devant la cour jeudi pour une conférence préparatoire.

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