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L'UQTR demande l'intervention du tribunal pour forcer ses professeurs à négocier de bonne foi

Dans une plainte déposée le jour du déclenchement du lock-out, l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) accuse le syndicat des professeurs de négociation de mauvaise foi et demande l'intervention du Tribunal administratif du Travail (TAT).

Ce document sur lequel Radio-Canada a mis la main jette un nouvel éclairage sur le conflit en cours depuis maintenant une semaine.

On y apprend que dès la première rencontre de négociations le 13 juin 2017, « le Syndicat a annoncé qu’il envisageait un conflit ».

Lors de cette rencontre, le syndicat aurait interrompu la présentation des demandes patronales au 3e enjeu et mis fin à la séance, annulant du même coup la rencontre suivante.

Dès la deuxième rencontre de négociations survenue à la fin août, « le syndicat aurait indiqué rejeter en bloc le dépôt patronal » et ce malgré le fait que l’UQTR se serait dit ouverte à discuter d’autres moyens pour atteindre ses objectifs.

Le syndicat aurait dès lors signifié son intention de bonifier sa proposition initiale, mais aurait mis plus de 7 mois avant de remettre sa proposition révisée à l’UQTR qui a été déposée le 26 mars 2018.

Entre-temps, le syndicat aurait refusé de discuter « des principales demandes patronales reliées au plancher d’emploi, aux années de salaire, à la rémunération et à l’équité dans la tâche », ce qui aurait poussé l'employeur à présenter une demande de conciliation au ministère du Travail.

On apprend, dans le document déposé le 4 mai dernier, que « l’UQTR avait présenté un nouveau dépôt […] dans lequel elle avait retiré plusieurs demandes dans l’objectif de faire débloquer la situation » lors d’un blitz de négociations. amorcé le 10 avril.

Mécontent de ce dépôt révisé, le porte-parole syndical aurait eu lors de cette rencontre un comportement « irrespectueux et inacceptable nécessitant l’intervention du conciliateur à plusieurs reprises ».

Il aurait mis fin le jour même à ce blitz de négociations affirmant « qu’il n’avait pas le mandat de négocier considérant que le dépôt n’était pas déraisonnable ».

Le 26 avril 2018, le conseil syndical a adopté une résolution pour rejeter l’offre patronale révisée et recommander à ses membres de voter une banque de 20 jours de grève à utiliser au besoin.

L’UQTR aurait, le lendemain, fait « une nouvelle proposition sur le plancher d’emploi », une offre dont le syndicat aurait refusé de discuter malgré la tentative du conciliateur.

L’UQTR conclut dans la requête que tout au long du processus, le syndicat a démontré « une absence totale de volonté de négocier de façon diligente et de bonne foi le renouvellement de la convention collective de travail », ce qui constitue une violation du Code du travail.

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