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L'UQTR est la championne du recrutement d'étudiants français grâce à la « méthode antillaise »

L'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) est la seule université québécoise dont le nombre de nouveaux étudiants français a augmenté de façon significative durant l'année scolaire 2015-2016 par rapport à l'année précédente, selon des données de l'Université du Québec.

Un texte de Michel Saba

Cette hausse de 14,3 % survient « contre toutes attentes » affirme l'Université puisque, la même année, Québec a triplé les droits de scolarité des étudiants français.

À titre de comparaison, les autres établissements d'enseignement postsecondaire ont connu une stagnation ou une dégringolade de cette clientèle.

La « méthode antillaise »

L'attrait des Français s'explique par l'explosion du nombre d'Antillais qu'attitre l'université trifluvienne. Depuis les cinq dernières années, le nombre d'étudiants provenant de ces îles françaises est passé de 5 à 57.

L'UQTR attribue ce succès à ce qu'elle appelle désormais la « méthode antillaise ». Lorsqu'elle envoie des recruteurs dans le pays, leur travail est loin de se limiter à une présence dans les salons où ils remettent de la documentation. Ils sont véritablement en « mission ».

« Suite à ça, il y a une approche très personnalisée. Du marketing relationnel, explique Alexandra Caron, qui est une des agentes de recrutement qui s'envolera vendredi pour un séjour en Martinique et en Guadeloupe. On a beaucoup de contacts avec les jeunes, mais aussi avec les parents qui veulent être rassurés sur le projet qu'a leur enfant. »

On fait des séances Skype, des webinaires d'information, soit des séances d'informations qui se déroulent en ligne et qui se pousuivrent par un clavardage, beaucoup de téléphones avec les parents et on les aide avec toutes les démarches d'immigration.

Alexandra Caron, agente de recrutement de l'UQTR

Ce suivi personnalisé, chaleureux et authentique fonctionne si bien que l'UQTR souhaite l'exporter dans son approche chez ses autres clientèles. « Ce n'est pas le même discours et les mêmes méthodes, donc il faut s'adapter aux différences culturelles, mais on souhaite implanter ce modèle à travers toutes nos clientèles internationales », confirme Alexandra Caron.

D'après les informations d'Olivier Caron

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