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La CAQ critique la vente par Hydro-Québec de véhicules blindés utilisés à Gentilly-2

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, demande à Hydro-Québec de faire preuve de transparence dans le dossier des deux véhicules blindés dont la société d'État s'est départie sans révéler les détails de la transaction.

Le quotidien La Presse a révélé mercredi qu'Hydro-Québec avait vendu deux véhicules blindés presque neufs qui servaient à assurer la protection de la centrale nucléaire Gentilly-2, dont le gouvernement de Pauline Marois avait annoncé la fermeture à la suite des élections de septembre 2012. 

Prétextant que le dévoilement du coût de vente compromettrait la sécurité des installations de l'acquéreur, Hydro-Québec s'est limitée à dire qu'elle avait obtenu un très bon prix pour ces véhicules blindés, dont la valeur est estimée à plusieurs centaines de milliers de dollars. Ils auraient très peu servi depuis leur acquisition par Hydro-Québec en 2010.

« On parle de fonds publics, a laissé entendre le député de la CAQ, Donald Martel, dans un communiqué publié. Je pense que se réfugier derrière la sûreté nucléaire ça ne tient pas. On est en droit à s'attendre (sic) à de la transparence. »

François Bonnardel réagit aussi

Le porte-parole de la CAQ en matière de finances, François Bonnardel, estime pour sa part que le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, « continue de cautionner la culture du secret, la loi du silence qui existe depuis les 20, 25 dernières années chez Hydro-Québec. »

« En quoi ça change supposément la sécurité de l'acheteur de ne pas savoir que le camion blindé aura peut-être été payé 400 000 $ et devenu sur le marché 200 ou 250 000 $? », a-t-il lancé.

Ce n'est pas la première fois cette année qu'Hydro-Québec se retrouve sur la sellette en raison de dossiers liés à la centrale nucléaire Gentilly-2.

En mai dernier, le rapport sur l'optimisation des ressources de l'État publié par le Vérificateur général du Québec (VGQ) critiquait la valorisation des actifs de la centrale.

Le VGQ soulignait entre autres qu'une turbine acquise au coût de 79 millions de dollars avait été vendue par Hydro-Québec pour la somme de 75 000 $ sur le marché du recyclage. Les partis d'opposition à l'Assemblée nationale avaient dénoncé cette vente.

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