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La cause de l'incendie qui a coûté la vie à 3 enfants et leur mère à Drummondville restera un mystère

Le coroner Martin Sansfaçon a rendu son rapport à la suite de l'incendie qui a coûté à la vie à une mère et à ses trois enfants le 30 janvier 2015 à Drummondville.

Selon l'analyse du coroner, le feu a pris naissance dans le fauteuil du salon, mais il a été incapable d'en établir la cause. Les pompiers ont été avisés à 18 h 11 qu'un incendie s'était déclaré dans un immeuble de la rue Des Écoles à Drummondville. Le locataire qui a téléphoné les pompiers a signalé « une fumée dense sortant de la porte d'un appartement voisin. Des flammes étaient visibles et l'appelante croyait qu'il y avait toujours des gens à l'intérieur. Un autre voisin a voulu pénétrer à l'intérieur, mais s'en est abstenu en raison de la fumée sortant tout autour de la porte », peut-on lire dans son rapport.

La jeune mère gisait au sol dans sa chambre et deux des trois enfants étaient sur le lit. Le troisième enfant a été retrouvé dans la cuisine. Les manoeuvres de réanimation n'avaient rien donné. Le jeune bébé était le seul survivant. Il est mort quelques mois plus tard. Le père, quant à lui, n'était pas présent lors de l'incendie.

L'examen des corps ne démontre aucun signe de traumatisme et les analyses démontrent une intoxication au monoxyde de carbone. Toutefois, aucune autre substance n'a été identifiée. 

Mystère aboslu

Les voisins interrogés par les policiers de la Sûreté du Québec soutiennent avoir entendu les enfants courir entre 17 h et 18 h 15. 

Les techniciens en incendie de la Sûreté du Québec ont établi que l'origine du brasier se situait au niveau d'un fauteuil du salon. Aucun défaut électrique du bâtiment n'a été observé et aucune source de chaleur située à proximité du fauteuil n'a été identifiée. « Si la source de l'incendie est clairement identifiée, sa cause demeure nébuleuse. [...] L'implication humaine devient une conclusion par défaut qu'elle soit volontaire ou accidentelle », lit-on dans le rapport d'enquête du coroner. 

Comme « aucune des victimes capables de parler et présentes sur les lieux du drame n'ayant survécu aux tristes événements, plusieurs questions demeurent en suspens après cette enquête. [...] Toutes ces questions demeureront malheureusement sans réponse », conclut Dr Martin Sansfaçon.

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