Depuis quelques années, la chasse et la pêche attirent de moins en moins d'adeptes. Après avoir connu un bref regain, le nombre de permis de chasse et de pêche vendus en 2016 a atteint son niveau le plus bas en 10 ans. La hausse considérable du prix des permis en 2015 est montrée du doigt par les amateurs.

« Vu le vieillissement de la population, moins de personnes en font et c'est remplacé par des jeunes en moins grande quantité », remarque Patrice Mongrain, de la succursale Écotone de Trois-Rivières.

Le prix des permis

Le secteur de la pêche est le plus touché. Le nombre de permis vendus a chuté de plus de 55 000 en 2 ans, une baisse de 7%.

En 2015, le gouvernement Couillard a haussé de 20 à 40 % les prix des permis de chasse ou de pêche. Par exemple, le tarif d'un permis de pêche est passé de 20 à 30 $.

Dommages collatéraux

Ces prix ont accentué la concurrence entre les pourvoyeurs.

Québec comptait utiliser les revenus supplémentaires estimés à 5 millions de dollars pour engager de nouveaux agents de protection de la faune.

Trop cher

Les amateurs de pêche n'ont plus l'impression d'en avoir pour leur argent.

« Avant, on pouvait aller un peu partout sur le bord de l'eau puis aller à la pêche, explique le pêcheur professionnel, Mario Lefebvre. Maintenant, ce n'est plus possible. »

« Je fais vivre l'expérience à mon fils. »

Mais aucun obstacle n'est trop imposant pour les irréductibles comme Marc Poirier, rencontré au Salon Camping, Chasse et Pêche de Trois-Rivières. L'homme compte transmettre sa passion à son fils Alexis. « Ma drogue, c'est la pêche, c'est mon embarcation », dit-il.

Ils demeurent tout de même nombreux. La chasse et la pêche génèrent des retombées économiques annuelles de 1,6 milliard de dollars annuellement au Québec.

Selon un reportage d'Amélie Desmarais

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