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La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite martèle son message pour des normes plus claires

La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite (CAVP) réclame à nouveau l'établissement de normes claires en matière de pyrrhotite au Canada.

Un texte de Pierre Marceau

La norme actuelle établie par l'Association canadienne de normalisation (CSA) n'est pas suffisamment contraignante aux yeux du président de la Coalition, Alain Gélinas.

En vigueur depuis 2015, la nouvelle norme de la CSA copiée sur la norme européenne satisfait la CAVP. Par contre, son application ne serait pas obligatoire.

Le président souhaite que cette norme soit maintenant intégrée au code du bâtiment pour forcer les entrepreneurs à la respecter.

Retour sur le Connecticut

Le porte-parole de la CAVP a souligné que la pyrrhotite n'était pas unique à la Mauricie, mais qu'il s'agissait plutôt d'un problème nord-américain. « Trois-Rivières, Mont-Laurier, le Connecticut et possiblement le Massachusetts. Le problème est partout » résume le président Alain Gélinas.

La semaine dernière, trois membres de la Coalition se sont rendus au Connecticut pour rencontrer des victimes de la pyrrhotite. Une estimation non scientifique conclue qu'il pourrait y avoir jusqu'à 20 000 maisons affectées par ce problème dans cet état de la Nouvelle-Angleterre.

Programme d'aide

La CAVP se bat aussi pour forcer le Gouvernement du Québec à modifier une autre norme, celle sur la concentration minimum de pyrrhotite dans le béton pour avoir droit à une compensation financière. La norme a été fixée à 0.30 % de pyrrhotite dans le béton pour avoir droit à un maximum de 75 000 $.

Pourtant, dans un jugement rendu l'an dernier, le juge Michel Richard accueillait les réclamations des victimes ayant un taux de pyrrhotite de 0,23 %.

« Nous on veut que ce soit ramené à la même norme décidée par le juge, mais il semble que ça soit très compliqué pour l'État », ironise le président de la CAVP.

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