L'organisation du Festivoix va sans doute s'en souvenir longtemps, de cette soirée où l'équipe de Belle et Bum est venue enregistrer une émission spéciale pour le 25e anniversaire.

Un texte de Josée Bourassa

La logistique était imposante.

On a dû transformer la gare maritime en une grande cafétéria pour accommoder l'équipe de 115 personnes. Il a aussi fallu ajouter des roulottes supplémentaires pour l'habillage, le maquillage et la régie télé. On ne comptait plus le nombre de caméras sur le parterre et devant la scène.

Ça, c'est sans parler le nombre de personnes qui s'affairent derrière, autour, devant et sur la scène.

Pour les artistes, le travail de répétition a commencé assez tôt dans la journée.

Le guitariste de Trois-Rivières Steve Hill en est à sa 15e participation à l'émission. Il confirme : « D'habitude c'est un spectacle télé, mais là en plus, c'est un spectacle [de festival], c'est une grosse organisation. »

Les règles sont aussi différentes pour nos équipes de tournages. Elles sont limitées au premier numéro de la soirée.

À 21h30, l'animateur de l'immense foule a donné ses consignes, puis l'incroyable système d'éclairage a illuminé la scène de ses multiples faisceaux. Les musiciens ont joué les premiers accords et c'est Yann Perreau qui est arrivé sur scène.

Tout ça est arrivé comme une énorme locomotive, pas tant en raison du bruit, mais par la force du nombre: Koriass, Steve Hill, Serena Ryder, Bruno Pelletier, Ilam, Vincent Vallières... et j'en passe.

Ne voulant rien vous divulgâcher, je peux vous dire qu'on a entendu du hip-hop, du rock, du progressif, du folk, des solos et de beaux témoignages d'artistes au sujet de Trois-Rivières et du Festivoix. Pour le reste, il faudra patienter jusqu'en septembre pour revoir cette soirée au petit écran.

Sur le plancher de danse de Valaire

Il faudra sérieusement penser à donner une soirée carte blanche à Valaire pour leur prochaine venue au Festivoix. C'est la deuxième fois que l'on confie au groupe la première partie de la tête d'affiche.

Je vous assure que les gars assurent.

« Y'a de la chaise de parterre qui va revoler! », lance Luis Clavis, membre du groupe.

Heureusement, je n'ai pas vu de chaises en vol, mais j'ai vu des musiciens sauter, danser et exécuter des mouvements chorégraphiés.

Le chanteur invité Sébastien Francis a fait quelques pas dignes de James Brown.

Mais au-delà des vestes fleuries et des prouesses visuelles, j'ai vu des musiciens en pleine maîtrise de leur art. Ils nous ont livré un funk endiablé, enchaîné les pièces de leur dernier album sans interruption, passant d'un rythme et d'une tonalité à l'autre sans fausse note.

Réussir à faire danser le monde, relève de l'exploit quand on assure la première partie. C'était un grand coup de coeur pour ma part: I do the Oobopopop !

La Ludomanie

Plus tôt en soirée, on avait confié la scène des Voix Multiples à Ludovick Bourgeois.

Il était attendu pour sa première apparition au Festivoix. De nombreux admirateurs, surtout des admiratrices, étaient impatients de le voir.

Même s'il ne compte pas de nombreuses années de carrière, il était de toute évidence très à l'aise sur la scène, comme un second chez lui.

Bien qu'on soit toujours un peu tenté de penser à son père Patrick, on peut dire qu'il a hérité de sa dégaine et de son charisme. Il lui a d'ailleurs rendu hommage en chanson en reprenant plusieurs de ses chansons.

En plus de ses propres pièces aux mélodies accrocheuses, Ludovick Bourgeois a remercié son mentor Éric Lapointe en interprétant un pot-pourri de quelques-uns de ses succès.

C'est Claude Dubois qui viendra clore le Festivoix demain.

Une source sûre m'a confié qu'il était arrivé en ville bien plus tôt que prévu. Si vous le rencontrez, de grâce, résistez à l'envie de lui demander de vous divulgâcher le spectacle de Belle et Bum.

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