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La maladie hollandaise de l'orme menace la forêt du sanctuaire Notre-Dame-du-Cap

Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap a dû se résoudre à abattre une vingtaine d'ormes d'Amérique depuis le début de l'été. Les arbres sont atteints de la maladie hollandaise de l'orme, une maladie qui menace les ormes ailleurs au Canada. 

Un texte de Marie-Eve Cousineau

D'ici la fin de l'été, le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap devra procéder à l'abattage d'une quinzaine d'autres ormes. 

La maladie hollandaise de l'orme est causée par deux champignons microscopiques qui utilisent des insectes du groupe des scolytes comme vecteurs. Ceux-ci bloquent les vaisseaux conducteurs de la sève, ce qui entraîne le dépérissement des arbres. 

Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap possède 300 ormes, qui représentent 80 % de sa forêt. Beaucoup ont été plantés par les frères oblats quelques années après leur arrivée à Trois-Rivières, en 1902.

La Ville de Trois-Rivières, qui compte pour sa part 227 ormes sur son territoire, est aux prises avec le même problème. Elle a dû abattre la semaine dernière un arbre de cette essence dans le parc Champlain, le long de la rue Royale, à proximité de l'hôtel de ville. Les autorités devront bientôt en abattre un autre dans ce parc, en face de la cathédrale de Trois-Rivières, située rue Bonaventure. 

La population d'ormes est décimée par la maladie hollandaise depuis son apparition au Canada vers les années 1940.

L'agrile du frêne, une autre menace 

La Ville de Trois-Rivières suit aussi de près l'état de santé de ses 3500 frênes. L'agrile du frêne, un petit insecte qui s'attaque à l'écorce de cet arbre, fait des ravages dans plusieurs villes du pays, dont Montréal.

En juin, la Ville a fait installer des pièges afin de détecter la présence de l'agrile. « Jusqu'à présent, rien n'a été détecté à Trois-Rivières », dit le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant.

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